‹ Le schisme oriental du XIe siècleChapitre 162 sur 324 · Psellos (éd, Sathas,!), p · texte numérisé non relu

Psellos (éd, Sathas,!), p

LES QUERELLES THÉOLOGIQUES

hypostases, le Père, le Fils et le Saint-Esprit *. » Chacune des hypostases se confond dans l’unité, sauf en tant quelle existe comme personne distincte. Elles ont donc chacune un caractère particulier. Au Père appartient 1’ « àyevvriTta », le fait d exister sans avoir été engendré ; au Fils, la « yévv^Tiç », l’existence par génération ; au Saint-Esprit, 1’ « èxTOp£u<u<; », l’existence par procession 1 2. Quelle est, en particulier, la nature du Saint-Esprit? « Il est la conscience de la Divinité, comme l’esprit humain est la conscience de lui-même, to IIveüp.a Ss to otyiov outwç oîSs Ta tou @£0Ü, coç to Ttveüpa toü àv9pd)7iou oISe Ta ev aÙTw 3 4. » De même que la raison humaine, le « Xoyoç » de l’homme, possède un principe vital, « TtvEÜpa », qui consiste dans l’émission et l’attraction de l’air par la substance corporelle, de même le « Aôyoç » divin possède un « IIv£Ûu.a » qui est à 1’ « esprit » humain ce que le Verbe de Dieu est lui-même à la « raison » humaine *. L’Esprit est donc une force essentielle, Sûvapuç où<tu»Syiç, qui a conscience de soi-même dans sa propre substance 5 6. Il sort du Père, « toü IlaTpoç irpoEp^op. £vr)v 8 », mais il repose dans le Logos, « ev tcô x\6y<j) àva7tauopiv7|v ». Il est inséparable des deux personnes, bien que, comme chacune d’elle, il ait son hypostase qui le fait agir spontanément, « uTtoarao-i; itpoat,p£Ttxri 7 ». S’il sort du Père, c’est par procession, « èxirôpEüarç », et non par génération, « ysvvTr)<u<; ». Les théologiens avouent euxmêmes qu’ils ne savent pas définir la différence qui sépare ces deux modes d’existence 8 ; mais les deux expressions

1. Saint Jean Damascène, De fide orthodoxa, I, 2 : « "Oti si? ê<tti 8edç, %ouv [ita oùa£a • xal ôti dv Tpialv ûitoa zdveai yvidpiÇeTai te xa C iativ ' narpi <pr,|it, xal Tttp, xal dty£(p nvEup-aTt. »

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