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LA HIÉRARCHIE
qui établissent cette primauté de Rome. Le concile de Nicéc avec l’approbation de l’empereur Constantin établit « que le souverain siège ne doit être jugé par personne » et les conciles suivants, le premier concile de Constantinople sous Ihéodose, en 381, le premier concile d’Éphèsc en 431, le concile de Chalcédoinc sous Marcien en 451, et le troisième concile de Constantinople sous Constantin le Jeune en 680, ont confirmé cette décision *. D’après eux « le Siège de Rome saint et apostolique est la tête de toutes les Églises après Notre-Seigneur Jésus et c’est ce que doivent croire, confesser ou écrire tous ceux qui vénèrent le concile de Nicée 1 2 ». Enfin, pour couronner cet édifice d'arguments, le pape invoque la prétendue donation de Constantin dont l’authenticité n’était alors mise en doute par personne. En considération de ce pouvoir de lier et de délier, remis en général à toutes les Églises qui forment l’Église catholique, mais plus particulièrement à Pierre qui tient les clefs du royaume des cieux, Constantin concède au pape Sylvestre la dignité, les ornements, les officiers qui sont l’apanage du pouvoir impérial, « trouvant indigne de soumettre à l’arbitraire d’un pouvoir terrestre ceux que la majesté divine a établis pour présider au pouvoir céleste 3 ». Le pape transcrit pour l’instruction de Michel Cerularius ce décret, faux à la vérité, mais regardé alors comme véritable. Il accorde la suprématie au pape sur les quatre sièges d’Alexandrie, d’Antioche, de Jérusalem et de Constantinople 4, « ut principatum teneat tam super quatuor sedes, Alexandrinam, Antiochenam, Hierosolymilanam ac Constantinopolitanam quamque etiam super omnes in universo orbe terrarum Dei ecclesias ». Il cède à saint Sylvestre et à ses successeurs le palais de Latran, tous les ornements impériaux, et aux clercs de l’Église romaine tous les privi-