Cf. Rapport, Vienne 1873, p
Cf. Article de A. Davaud, dans la Coopération (30 juin 1867), où il proteste contre l’organisation officielle des délégations, « son patronage est déjà une institution bien suffisante pour faire fuir les hommes jaloux d'une indépendance complète, et nous en connaissons plus d’un qui n’a point voulu agir sous la direction de son patron dès l'instant qu'il s'agissait de débattre les intérêts ouvriers ». Il proteste contre la tutelle que certains ont acceptée. Contra: protestation des délégués à la réunion de la rue Volta, où ils affirment conserver leur indépendance, le 21 juillet. Recueil des procès-verbaux, I, et Coopération, 28 juillet 1867.
2. Ce dernier engagement ne fut, du reste, pas tenu : la Commission d'encouragement retranche 174 lignes au rapport des ouvriers facteurs de pianos et orgues (Rapport, Vienne, 1873, p. 30). Les rap ports des mécaniciens pour pianos et orgues et celui des plombiers, quoique remis à la Commission d’encouragement ne furent pas pu-
bliés, mais rendus à leurs auteurs,
lité) (1), et, à Paris, 114 professions élirent paisiblement 354 délégués, sans qu'on ait à reprocher à la Commission d’encouragement aucune ingérence excessive (2).
Mais les circonstances dans lesquelles se produisit la formation des délégations, donnèrent à celles-ci un caractère et un rôle qui les rendent très différentes des délégations de 1862.
Il était facile de prévoir que des ouvriers, mandataires officiels de leurs camarades d’atelier et chargés officiellement par le pouvoir de faire entendre les vœux de leur classe, n’allaient pas se contenter, comme en 1862, d'exposer par profession, d’une manière fragmentaire, leurs plaintes et leurs besoins. Car ils n’allaient pas rester encore divisés en petits groupes, par industries, dans un milieu étranger, et ils ne se trouvaient plus contraints par leurs ressources à remplir hâtivement leur mission. Mais sans s’écarter de la tâche qui leur avait été assignée, il était naturel cette fois-ci, que les représentants élus de l’industrie parisienne cherchent à discuter ensemble, à éclaircir les questions générales intéressant les ouvriers, et
qu’ils profitent pour cela de la tolérance que l'Empe-