COURVILLE, M“* COURVILLE
COURVILLE, rentrant.
Ma lettre est envoyée, et s’il me boude encore... Que brûlez-vous donc là ?
COURVILLE , à part.
Courville!.. qu’il ignore...
I Haut. )
Moi ?.. rien...
COURVILLE
Rien, dites-vous?.. Mais que vois-je Par terre ? C ne enveloppe !.. ( doue là
( Il la ranimer. )
M®* COURVILLE
Eh bien I que fait cela?
COURVILLE
C’était donc une lettre? Et qui peut vous écrire? M m * COURVILLE.
Mais ce n’est pas à moi qu’on écrit; veuillez lire L'adresse, et vous verrez...
La main de Dieudonné t M® # COURVILLE.
C’est vrai; mais ce billet ne m'est pas destiné.
Vous dis-je, et puisqu’il faut vous le redire encore, Veuillez lire le nom!
COURVILLE
■ Mademoiselle Isaurc. »
En effet; mais, alors, pourquoi l’avoir brûlé.
Ce billet? et surtout sans in’cn avoir parlé?
C'est ma nièce...
M“* COURVILLE
Sans doute , et Je voulais le faire ; Mais quelque temps encor souffrez que Je diffère. COURVILLE.
A la bonne heure! Mais , cependant , convenez Qu’il est bien singulier...
Là 1 vous y revenez!
Malgré l’engagement que vous venez de prendre ! Eh bien! soit; quelque mal que j’aie à vous com-
( prendre ,
Et puisque vos discours , dont j’ignore le sens , Semblent cacher pour moi des doutes offensans, Puisque vous supposez je ne sais quel mystère. Vous saurez tout, Monsieur. Je neveux rien vous taire. Apprenez...
COURVILLE
Eh bien ! non , je ne veux rien savoir!
Je vous crois, je vous aime , et veux le faire voir. Ne me regardez plus avec ccl air de crainte Je ne demande rien de vous par la contrainte.
Un autre Jour, plus tard , enfin quand vous croirez Le moment favorable, alors vous parlerez.
Jusque-là , résigné , mais plein de confiance. J’attendrai sans murmure et sans Impatience,
El sans jamais risquer un seul mot , pour tenter De savoir un secret que je veux respecter.
llm» COül VILLE, i pvu
Qu’cntends-je? Le bonheur, la joie... Et de lui-même. .
COURVILLE
Vous ne me dites rien ?
M" # COURVILLE
Je dis que je vous aime.
( Elle tort par te fond. J
Deux heures !
■ Dirudoimé parait il la p?r1c du fond.,
Dieudonné! Quel rapport! Juste ciel!
Mais j’avais donc raison, tout est donc bien réel!