DIANA, ESTELLE
DIANA. Estelle, ne restons pas ici.
Estelle. Nous ne risquons rien... son oncle saura bien le retenir.
Diana. Tu as eu tort de te montrer.
ESTELLE. C’est que je in’eunuie d’être en prison toute la journée... et puis, pourquoi renvoyer ce jeune homme?..
Diana. Puisque ci fait plaisir à mon mari !
Estelle. Lui as-tu dit que nous l’avions connu aux eaux ?. .
diajva. Non !.. et tu m’obligeras de n’en parler A personne... me le prometstu ?
Estelle. Pourquoi?., au contraire... ça pourrait peut-être le faire rester... et moi ’en serais bien aise. .. parce que, s’il faut te e dire... c’est un des deux qui m’auraient convenu...
Diana. Ab! tu l’aimerais?..
ESTELLE. Ab oui! je t'aimerais bien....
et lui-même , il m’a semblé voir dans ses yeux...' enfin, quand nous dansions ensemble. .
Ara âe Notre-Dame du Mont-Carmel.
11 n'aUai (jamais en mesure,
Il fai«ait même des faux-pas...
Il embrouillait chaque figure,
Et vrai ment j’en riais tout bas!
Quand il troublait la contredanse,
Je me disais : Ça m'est égal...
C’est un bon signe... il faut je pense,
Bien aimer pour danser si mal.
Diana. Tu t'abuses peut-être.
esteljle. Oh ! je sais bien qu’il te fai-
sait aussi un peu la cour... il dansait avec toi... parce que tues ma cousine.... mais qu’il reste, qu’il s’en aille. . ça t’est bip u égal , à toi... qui es mariée... tandis que moi... s il habitait quelque temps avec nous... Dam !.. on a vu des choses plus extraordinaires... .
Diana. Je t’en prie, Estelle.... éloigne ces idées-là...
ESTELLE. Pourquoi donc ?..
Diana. Parce que tu l’en occuperais inutilement .. ce jeune homme ne saurait te convenir.
ESTELLE. Je t ai déjà dit qu’il me convenait.
DIANA. Songe qu’il va partir... dans une heure il sera loin de ce château... et il est probable que jamais...
ESTELLE ,a/jerceoanl Ernest. Dieu!., c’est lui !..
DIANA , jetant un cri. Ah !..
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