SCÈNE IV Les Mêmes, MADAME LANGEAC, GENEVIÈVE
MADAME LANGEAC
Bonjour, chère madame... (a madame Santeuay.)
Rebonjour... Ah! monsieur Trévoux!... ma fille, monsieur Trévoux.
TRÉVOUX
Mademoiselle.
MADAME JOUVENEL
Asseyez-vous donc, je vous en prie.
MADAME LANGEAC
Une minute seulement alors; vous nous exoinerez, n'est-ce pas, d'être venues ainsi?.. Mais comme m idame Santenay nous fait le plaisir de dîner :ivec nous... M Jouvenel va bien? M. votre fils aussi? En son nie, nous ne nous sommes pas vues depuis celte dernière soirée chez madame r4hailly! Si je vous disais que Geneviève a eu des courbatures tant elle a valsé... mais cet âge est sans douleur et vingt«jiialro heures après, elle ne demandait qu'à recommencer... Est-ce vrai, Geneviève?
GENEVIÈVE
Oui, îiiaiiian !
MADAMJC LANGEAC.
Oh ! i»0Mr tous les plaisirs, c'est toujours : « Oui, mamnn. n
MADAME JOUVENEL
Que voulez-vous, nous étions un peu comme m;.-
iemoiselle Geneviève quand nous avions vingt ans.
MADAME LANGEAG.
Elle en a dix-neuf.
MADAME SANTENAY.
Décidément, cette madame Lacarrure coiffe comme un ange.
MADAME JOUVENEL
C'est vrai;, vous avez un chapeau délicieux.
MADAME LANGEAG.
N'est-ce pas ?
TRÉVOUX, à part.
Allons, la conversation va devenir intéressante.
MADAME LANGEAG.
Sa clientèle augmente d'ailleurs de jour en jour. Toutes les artiste=5 y vont ainsi que toutes les... (s'inierrompant.) Geneviève, va donc regarder un peu par la fenêtre, mon enfant.
MADAME JOUVENEL
Gomment, vous voulez ?
Oui, oui, à la fenêtre... Si, si, c'est un principe. Je trouve que toutes les jeunes ûlles d'aujourd'hui... (a mi voix.) Ainsi que toutes les cocottes... Aussi, l'autre jour est-il arrivé à une de ces dames une histoire assez amusante; je vais vous la raconter... mais je vous préviens que c'est une pensée sans chemise.
TRÉVOUX, à part.
Ça y est.
MADAME LANGEAG.
Figurez-vous que... Oh! puis je vous la conterai une autre fois.