I76 LE SECRET DE POLICHINELLE
IIENRT, t. es fior.
Oh! j'ai pris une voiture, père!
JOUVENEL
Tu as pris une voiture ?
HENRI
Mais ouil
JOUVENEL, à Mario.
Vous gagnez ?
MARIE
Cinq francs par jour.
JOUVENEL à Henri.
Tu as dépensé?
HENRI
Cinquante sous.
JOUVENEL
r.h l)ien, mais tout cela me semble assez bien cîil<'iilé. En attendant, je suis désolé de vous le dire, niiiis du train où vous allez, mes pauvres enfants, vous marchez tout droit à la faillite.
MARIE, pas contente.
Le fait est, Henri, que vous n'êtes pas raisonnable.
HENRI
Non, mais laisse-moi... laissez-moi vous expli- <5uer...
Non, non, ton père... votre père...
JOUVENEL, jouant la colère.
Ton père... votre père... notre père... non! Ça ne peut pas continuer comme ça! C'est très gentil, très délicat de votre part^ d'essayer de vous dire « vous »
AGI E DfcUXlE.MK
'•leviint moi; mnis comme m.iljjjrù tons vos t-riiiv, voii<î n'y parvenez pas, le mieux est de pren ire iin par II.
MARIE; effrayée.
Oh! monsieur!
JOUVENEL. ^f^^^'f^
Je suis pour les situations nettes. .y-f^tco eommo !ist je n'^étuis pasf ^ /
HENRI
Père, tu me casses bras et jambes I
JOUVENEL
Tu trouves que je vais un peu loin ?
HENRI
Oh! ce n'est pascal.. Mais depuis un mois, tout danse, tout tourne, tout s'embrouille dans mu tète... Ça fait une marmelade ..Je n^y comprends plus rienî Nous devons certainement, Marie et moi, avoir dans notre jeu une bonne fée qui nous protège.,. JOUVENEL, sévère.
II n'y a pas de bonne fée!
Cependant, père...
JOUVENEL, de même.
Il n'y a pas de bonne fée !
HENRI) souriant.
Souviens-toi, pourtant...
JOUVENEL, de même.
Il n'y a pas de bonne fée!
MARIE, d'une voix très douce.
Voyons, Henri, ne soyez pas entêté!... puisqu'on vous dit qu'il n'y en a p.is..
JOUVENEL
Ah !... je sais ce que je dis. Il y a autre chose !,..
MARTINE, entr'ouvrant la porte.
Madame...
MARIE
Oui. (Bas à Henri.) Ne le fâche pas.