‹ Le secret de Polichinelle, comédie en trois actesChapitre 54 sur 92 · ACTE DEIXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEIXIEME

JOUVENKL.

C'est assez juste. Jolie, n'esl-ce pas?

MAUIE.

Oh! oui, monsieur!

JOUVENEL

Il n'y a plus de doute... c'est ma femme.

HENRI

Oh!

JOUVENKL.

Mais il fallait lui dire que vous n'y étiez pas, mon enfant.

■ Mais c'est moi qui lui ai ouvert!

JOUVENEL, à Henri.

C'est le drame! Ça y est! Je le l'avais dit!...

Enfin... vivement... (Xe trouvant pas ses mots^ il se prend

la tôte.) Ça éclate là-dedans!... Vous a-t-elle dit ce qu'elle voulait ?

M.\RIE

Alais non, monsieur.

JOUVENEL

Alors c'est bien simple : ou elle sait que je viens chez vous ou elle ne le sait pas ! Ce qu'il y a de certain c'est qu'elle a des doutes et qu'elle va vous ifuestionner. Maintenant peut-être est-ce pour v us séparer d'Henri, elle veut le marier, alors il se pourrait...

MARIE

Ohl mon.sieur!

JOUVBNEL

Du calme!... du calme 1... En tout cas, je vous en

supplie, donnez-moi tous deux votre parole d'hon-' ncur que vous ne m'avez jamais vu, et cela quor qu'il arrive!

MARIE

Je vous la donne, monsieur.

Moi aussi, père.

JOUVENEL

Sur ce. (II l'embrasse.) T ^urage, mon enfant et séchez VOS yeux, (a iicmi.) Allons, viens, toi.

Ils sortent par la droite. Marie s'essuie vivement les yeux et sort à son tour par le fond.

ROBERT, étant seul, regarde de tous côtés, puis.

Ah! bien, moi aussi, je m'en va !

Il sort par la gauche.

SCÈx\E X

MARIE, MADAME JOUVENEL, puis ROBRUr.

Madame Jouvenel entre suivie de Marie. Un long silence. Tandis que» timide, Marie tient les yeux baisses, madame Jou* venel regarde df droite et de gauche et paraît très émue. Puis simplement, avec un bon sourire.

MADAME JOUVENEL

^ OÙ est-il?

MARIE, vivement et l'air inquiet.

Je vous jure,, madame, qu'il n'est pas là I

MADAME JOUVENEL

Ah 1 vraiment !

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