‹ Le secret de Polichinelle, comédie en trois actesChapitre 67 sur 92 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

MADAME LANGEAC

Ne dis pas de bêtises... tes raisonnements me feraient sortir de mon caractère. D'ailleurs, je te préviens, c'est la dernière visite que je fais aux Jouvenel.

GENEVIÈVE

Oh! maman 1

'MADAME LANGEAC

Je t'en supplie, laisse-moi agir comme je l'entends. Tu comprends, voilà huit jours que je tends sans cesse la perche à madame Jouvenel, et depuis huit jours aussi, je m'aperçois qu'elle ne fait pas un effort pour la prendre. Bref, c'est à leur tour, maintenant, à nous faire des avances, (un temps.) Enfin, la dernière fois, quand nous vous avons laissés seuls quelques .minutes, que t'a-t-il dit? ^

GENEVIÈVE

Monsieur Henri ?

M Al) ami; LANGEAC.

Oui.

Rien... ou presque rien... il semblait dans les nuages.

MADA.Mi: LANGEAC.

Alors, c'est cfu'il t'aime... c'est bien simple.

GENEVIÈVE

Tu crois?

MADAME LANGEAC

C'est certain. C'est pour cela qu'il ne faut pas avoir l'air de leur sauter au cou. Le parti est beau, tâchons de ne pas être maladroites, (un temps.) Elle est bien leur salle à manger.

116 LE SECRKÏ DE PO L ICIl EN E L L E

GENEVIÈVE

Oui.

MADAME LANGEAC

Ils auraient pu tout de même nous inviter une foi;-

*^, ^ GENEVIEVE

Ils n'osent pas, sans doute.

MADAME LANGEAG.

Ça, c'est possible.

GENEVIÈVE

Ou ils attendent peut-être que tu commences.

MADAME LANGEAG.

Ci, c'est encore possible aussi. Viens vite, j'cntenis du bruit.

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