‹ Le secret des cavaliers drame en six actes par m. Joseph BouchardyChapitre 1 sur 78 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

TOM, KF.TTY.

TOM. m

Car«lc-loi d la pare»*e;

Tape fort loujoui»,

Tape fort toujour»;

L” dimanche après la messe,

T* ira» toir le# amour*.

KETTT, roue p»t I» 8» lieh * cl ,r f ir ^ i ■* lour '*

Personne... Je croy.iis avoir entendu chanler Tom.

TOM, cooliniBiH.

Le loir à la lumière.

Tape d frappe encor.

Tape et frappe encor.

KETTT.

11 travaille dans le puits.

(Elle ta à Ia fenêtre a aunelie.

TOM, conliBnAiil,

F.t l'altcinilra» la pierre Qui te cache un trésor.

Bonjour, Tom!

KK 1 TY, À la fcoèlte «jii'cUc tient 4 'ou*r,r.

LE SLi lUÎT DES CAYA1.II IIS

TOM, c* ridicn.

Manizellc Kelly I...

KETTV.

Il vient.. .

(Elle revient en scène.)

TOM, |>iTai»*ai>l v*t la p>rU*.

Bonjour, manuelle Kelly... ça va bien aujourd'hui qu' c'est dimanche?

KETTY

Mais oui... Et vous, Tom... vous avez l’air tout content...

TOM

Moi! j* suis toujours content quand j’ vous vois. . . Bon Dieu !... manuelle, qu’ vous êtes donc lien heureuse d’avoir toujours comme ça voir’ jolie figure, qui vous suit partout... Après ça... vous m’ direz... les beu heureux sont ceux qui vous regardent...

Vous n’avez pas vu mon père, aujourd’hui?

TOM

J* l’ai seul’ment aperçu au tout petit, petit jour, qui des* cendait dans la plaine.

KETTT.

Avec son ami Frantz?

tom.

Avec monsieur Frantz, et j’suis venu ben vite profiter de l'abscncc de lV»vis, et travailler dans le puits, sans qui s’en doute... car, voyez- vous, creuser un puits, c’est un travail un peu rude pour le père Davis.

KETTT.

Vous êtes bon, Tom!

TOM

Mais faut pas lui dire que j’avance la besogne : les vieux n’aiment pas qu’on leur fasse leur ouvrage, et puis j' suis venu aussi, mam/elle, parce que j’ roulais profiter d’ l'occasion pour causer un peu avec vous.

KETTT.

De mes craintes, n’e$l*cc pas?

tom.

C’est ben ça, mamzelle.. |»w »***«.) Vous craignez toujours, n’est-ce pas... que voire père, qu’est un ancien batailleur du bon temps...

hkttt.

Ne se mêle aux partisans du comte Hohert... ou du jeune lord Aillmr, qui se font la guerre dans notre pays d'Irlande.

TOM

Eli ken, mmnseUo, hier, à la nuit, j’ai vu de mes deux yeux le père Davis causant dans le val avec des soldats qu’avaient des étoiles blanches sur l’épaule.

KETTT.

Des cavaliers!...

TOM

Des cavaliers , comme on dit., et c’ matin j’ descendais dans le puits, quand j’ai vu entrer dans la cour un homme qui a frappé trois coups dans ses mains... puis il est venu regarder ici par cctîe fenêtre, comme s’il voulait voir c’ qui u* passait dans cette chambre, et il s’est en allé ben vite en cachant son visage d ms les plis de sou manteau.

KKTTV, »*w e»n«iciM>n.

Oh! je n’en puis plus douter, mon père est de quelque complot.

tom.

Ça s’ pourrait ben, mamzcllc...

KETTT.

El cependant, Frantz , qui est l’ami, le^ confident de mon père, me rassure toutes les fois que je lui parle de mes craintes.

TOM

Frantz... c’est peut-être 1 en lui qui culmine le père Davis.

KETTT.

Oh ! non, Tom, il l’aime trop pour l'exposer à de si grands dangers !

(Elle passe.)

TOM

.Mais ditc$-moi donc, manuelle, comment y »’ fait qu’ la gi.ctu* dure encore; on la disait finie, lorsque l’ancien roi J.»- que* II. vaincu par le nouveau mi Guillaume, s’est enfui

du uMé d' La France.

KETTV.

Elle lelalt en efl'et, mais le jeune lord Arthur Fîtz O 'Niai, qui avait été tait prisonnier en & ballant vaillamment pour le roi Jacques, parvint à s’évader.

TOM

Oui, on m’a dit ça.

KETTT.

Alors, tous les anciens partisans du roi Jacques, tous les aventuriers qui n’avaient plus de chels, vinrent lui former une nouvelle armée, qui s'est répandue dans le comté de Kildare... cl l’on dit que lord Arthur, qui s’y cache et commande les siens ii l’aide de relations secrètes et de moyens mystérieux, y prépare tout pour une grande bataille... et si je tremble à chaque instant du jour, Tom... c’est que je crois deviner queinon père veut s’exposer au feu.

TOM

C'est pas ben rassurant tout d’ même... mais faut pas s' fair’ peur à l'avance, manuelle... Faut d'abord cachet* vos soupçons & Davis, qui s* méfierait d' vous, et quand nous sauront» beu au juste ses projets... nous tâcherons dTen détourner...

KETTT.

Dieu m’est témoin que je ferai tous mes efforts...

Moi, j’vas retourner dans le puits, donner encore quelque» coups de pioche. Et n’vou» faites pas de chagrin, niamzclle... p’t-ètreben qu’nous nous trompuns.

KETTT.

Je le voudrai!...

TOM

Et moi donc!.» (a pit, «■« hwimi.) J’tâche de lui donner d’ la confiance, et j’en ai pas plus qu'elle.

(Il sort par le

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