‹ Le secret des cavaliers drame en six actes par m. Joseph BouchardyChapitre 28 sur 78 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

LE COMTE, ml.

F.nfin...me voici I... Pardonnez m<>n retard... {Répudiai aotanr de Uî.) Personne !... Lord Arthur est dans la maison, sans doute... (Tramai la pen« fermée.) La porte en est fermée.. . aucune lumière à l’intérieur... Cependant je suis en retard d’une heure... et plus, (u mmuLu m m<mtr«.) Pas de barque pour traverser la ri ière... mes pages ont été forcés d'aller réveiller les bateliers, qui m’ont fait remonter jusqu'au delà du barrage... Pour ne pas inquiéter lord Arthur en qui j'ai continuée, j'ai renvoyé à Kildarc ceux qui m’accompagnaient, et je m’étais égaré dans le val... Je ne pouvais apercevoir le clocher de ce hameau. Comment se Tait-il que je sois le premier au rendez- vous?... Est-ce que lord Arthur Fitz O’.Nial ne viendrait pas?... Voyons, ne nous inquiétons pas encore... et reposons-nous... je suis brisé, (u «'med pr«de b tabla.) L rd Arthur a peut-être aussi, de son côté, trouvé des difficultés sur sou passage... Repassons dans notre mémoire les conditions auxquelles il demande la paix!... la paix que je désire plus que lui peut-être... Mais que fait-il donc? (u tire m aomro « u K«»r,te.) Déjà deux heures après minuit!... (ni l’o* eme»d m coup

de le a lira b qiielq»»* pa» de U (mitre terrée, ri*»l< ; 8 ftorriti*. — Se lavant tu

Ntuit.) Un coup de feu!... si près de moi !... ü m’a semblé entendre la halle siffler à mes oreilles... C'est une erreur, sans doute... cependant, mon ennemi manque au rendez-vous... et cette fenêtre ouverte... (r*»»nt un cfltet *** toi-m#»*.} Allons donc ! lord Arthur ne saurait être un assassin... (u «a four ie«»nnr p«r b fenêtre. — s'arrêta»!.} Mais ce papier qui brûle à terre, c’est la bourre d'une arme à feu ! On a tiré sur moi ! (u terme »pi-

Irci.ui la volet de U fenêtre, cuiut owUrc le rvtrou A b porte du fond et rette

tmiLct/iie. — a deaû-*ou.) Je suis tombé dans un piège infâme !...

(il riauM b bourra et vient l’nxumUcr pré» de b Uatenc.) Oui, c’est

bien la bourre d’une arme à feu... Ma» il y a de l'écriture sur CO papier qui brûle, (u l’rtal»! eu le fiitoMinl dam <ei main*.) Si j'y pouvais trouver tyt nom... un Indice... je saurais peutêtre qui en veut à ma vie... (il U inet a»n« la lomimo d» b kMeru ; u ut ner tut iod.) Le testament que tu as enlevé, et... situ ne.., (»a»b»t.] Le reste est brûlé... Mais je connais cette écriture... Voyons, tâchons de déchiffrer ou recomposer ces lignes, (u la ara: dinwilê.) Lord A... (Pariant.) C’est Arthur. (u*«»t.) Trompé... n'attendra pas... Le comte isolé... (pariant.) Le comte, c'est moi. (Ux*u.)On accusera les... cavaliers. (Retournant i« papier.) De ce côté, quelques mots encore, (uum.) Lui qui ne tremblait pas... Quand U... m'a déshérite!... (a«« e»pi.mon.) C'est l’écriture de lord James!... de mon neveu! ...qui veut me tuer pour mon héritage... horreur!... (ap*m avoir regardé mimt iic toi net foéaaotMa, il «oirifia u bmicra.) H a trompé lord Arthur, qui est parti sans doute... C’est lord James qui avait détaché la barque du rivage, aGn de me mettre eu retard... Et je suis seul ici... 11 faut que j’en sorte... Mais il a peut-être soldé vingt mercenaires qui me guettent au passage, et si je succombais sous leurs coups... le parricide lord James commanderait demain dans mon palais, car les premiers mots de cet écril révélateur parlaient de mon testament enlevé... lord Arlhur, qu'ils ont éloigné, serait accusé de ma mort.. .A lui.

mon noble ennemi, la flétrissure... à James, mon meurtrier, l'impunité I Non! 11 n'en sera pas ainsi*... je saurai du moins, avant de mourir, si tel doit être mon sort, écrire la vérité... Accomplissons d’abord ce devoir... (chmte»t pn-**i«eA tsioa».) Ici, sur celte table, du papier, une plume... Il fuit bien sombre... pas assez cependant pour ne pouvoir tracer quelques lignes... Mais on peut encore faire feu sur moi par-dessus ces murailles... Là, près de ce mur... (il va pr** au mur i» rundct&nt.) D'abord, un testament nouveau qui déshérite mon assassin

et justifie lord Arthur. (Pcadant qa'll écrit, on volt paraître leotniucat nar do arbre, iol ni à quel q oc dlstaince du n-u», tard Jxb»m, qui chercha A voir duo* h cour «i ne faut afarcootr b Coula, qui ni fanqua appuyé sur le mur du fond.)

LORD JAMES, avec nue craniic iuqnietado.

Je n’entends pas bouger... («ruant « r m bourbe u mata caotéc,

qui iioot «on piitolct, et jetant roruma a» cri étouffé.) Qui vive!

LE COMTE, Ute-te».

Ils sont là! (il ta Ulua | limer I terre lu long du mur.)

LORD JAMES, qui a prêté l'orrtUo eu attendant ose répcuie.^ Est-ce qu'il est JWirli? (il diiparatl eu rrdnreodaot de f’utae.}

LE COMTE, ivre u* grrnda prfclpitilte.

H.lfons-nous... Où mettre ce papier?... Si je pouvais le faire tomber entre les mains de Davis... mais sa maison est fermée.. Dans le puits qu’il creuse... Oui... il ne peut manquer d’y descendre... Mais ce papier pourrait se perdre dans les pierres... dans le sable... Je vais le mettre dans ces tablettes qui portent mes armes, (u i« mm dam do# tablettes q«*ti • pmi* dur

m |<xlM, tt U Itlna* tomber daou la pulti.) Ma justice me Survivra, SI

je succombe... Maintenant, ils vont tout tenter pour arriver jusqu'à moi... je De veux pas les attendre ici... et puisque la falalité le veut... affrontons le danger sans hésitation...

et sans peur... (il tire KM épée cl m ri rétulOmvat fvr to fond. A peine ait-il dltforn, qa'an eeteod A qaalquei j-oj de ta maon la voix do Tw Chance qui «tenta i )

La nuit à la lumière Tape et frappe encor,

Tape et frappe eucor.

TOM , ouvrant la forte de droite et (traînant avec une bote rue. La Icru*

Céria Ira.

El t’atteindras ta pierre...

Qui te...

(S'arrêtant tout A n xp.)

Allons, bon! j’arrive ici avec l'intention de n’évcillcr personne, et je citante en enflant... Faisons pas de bruit!... allons doucement... et mettons-nous tranquillement à l'ouvrage. (il pou- la lanterne pin d» pont.) J’iUU'AI te tCinj'S d Cil faire

un bon bout avant que ls père Davis ail achevé son somme... et ça f’ra plaisir à matnzclle Kctly... Manuelle Ketty !... (Allant fret d* la uuiwn.) Elle dort là, pas ben loin d’ moi... A qui qu'elle peut rêver?... Moi... j’ai rêvé toute la nuit de complot et de bataille, (tentant) et j’ suis pas encore ben éveillé... Allons, mettons-nous à la besogne... ça inc réchauffera.

( fleura ro-int prés dit puiu.f Voyons Ull peu OÙ noUS en sommes, (il ae laine pour refarder dmi te pokti, «I ru» Ix-nrct lui quitte U t*’M et tombe de-

«but.) Bohl vTà mon bonnet qui descend le premier... il n’est pas feignant, mon bonnet... 11 est p't-être resté sur un échelon de l’échelle; j’ vas voir ça avec ma lanterne, (u .macho a*

laateme «m dm ewda qui était pré» do polt»; eu cote»! no coup de fou

lointain.) Tiens! je crois que j’ viens d’entendre un coup de mousquet dans la forêt... C’est p't-être encore mon rêve de c'tc nuit qui se continue... [attachant va Uat«ra*.) ou ben aussi quéqu’ maraudeur qui chasse la caille nu réveil... ils savent pourtant ben que c’est défendu, (il dc*c«Pd la laoum dan* le poiit.) Ah! mon bonnet est tout au fond... Mais qu'cst-ce que je vois donc là qui brille?... on dirait de For... et d* l'argent... qu’est-ce que... Bon Dieu du bon Dieul c'est quéqu’ trouvaille!... j'aurai déterré ça, hier, en remuant la terre. C'est pas ben sûr, que j* rêve et que j‘ dors... Non, ça brille comme une étoile... descendons, (s-arrtiaot.) J’ veux descendre, et j’ose pas... C'est p't-être seulement de la pierre à Jésus... J’ voudrais garder mon espérance... Cl puis savoir c* qne c'est... (Rf gardaot »orw.) Mois non I c'est pas d’ la pierre à Jésus... (aw< A*ac.) C'est la prédiction de la mère Tom qui s'accomplit!... Oh! mère Tom!... j’ savais lien qu’ t'avais dit la vérité!... (»i iaeo>t rdctoite.) Allons, j’ vas le tenir... mais j’ai plus

d’ jambes, plus d' bras, pourvu qu’ j'aille pas tomber... Alluw, Tom... allons, garçon, de l'équilibre et du courage!

(DtiDndiul.)

Le Soir à la lumière,

Tape et frappe encor,

T*|>« ri frappe encor.

Et t'atteindras la pierre Qui te cache un trésor.

{il diipsnlt dan» Ib poil», et l’en e«te*il U »oU qui ttdd dan» t« feed » Qui le cache un trésor taudu que 1s li.lrso mat*.)

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