‹ Le secret des cavaliers drame en six actes par m. Joseph BouchardyChapitre 52 sur 78 · JAMES, KETTY · texte numérisé non relu

JAMES, KETTY

KETTY, «a partent i «llo-mèm*.

Des soldats veillent au pout du val., lord Arthur n'a pu le Ira verser, sans doute... 11 doit être encore de ce colé de la rivière... si je pouvais l’y rencontrer... (eu* movu nw ««imum •in U) fcoid. — S'»rr*t»tu.) Quelqu'un!.,.

LORD JAMES, I 1 «perte vint.

Une femme, à celte heure!

(Il fait un pat ver* elle.)

KKTI Y, le rooonainaüt.

Lord James !...

LORD JAMES

Kelly Davis!,.. Que fais-tu donc ici?

KETTY, a y ?c aubarm.

Moi... je... (a pan.) Que dire!

* LORD JAMES

Eh bien!... réponds!

KETTY

Je... («tc« frwiufoa.) je vous cherchais, milord.

LORD JAMES, «urpria.

Tu me cherchais... et pourquoi?...

KETTY

Tour vous faire un aveu.

LORD JAMES

Un aveu?

Et ne plus prolonger votre erreur.

LORD JAMES

Je ne te comprends pas.

KETTT.

Vous ne-pouvex me comprendre, vous qui ne soupçonnez pas ma faute.

LORD JAMES

Ta faute !... que veux-tu dire ?

KETTT.

Je veux dire, milord, que je vous ai menti.

LORD JAMES

Menti... quand donc?

KETTT.

Quand je vous ai dit que j'avais entendu causer des cavaliers dont les paroles indiquaient le passage de lord Arthur.

LORD JAMES

Toi, malheureuse !... (s« CODtSMDt. ) Et pourquoi m'aurais-tu fait ce mensonge?...

KETTY, ttN i$iUti<«.

Pour obtenir la grâce de Frantz que j'aime... mais je crains d'avoir mérité la punition du ciel, et poussée par un cri de ma conscience... je me rendais au château de Kildare... quand . j’ai appris que vous aviez pris le chemin du val Saint-Jean... Alors... (d'in* »oé* mccwu«) alors la fièvre... le repentir... m’ont entraînée sur vos pas... et... je vous cherchais, milord... pour vous confesser ma faute et me délivrer ainsi du remords qui me déchire.

Tout ce que tu me dis, Kelty, m'étonne... m'épouvante... et plus je t'écoute, et plus je crains que tu ne sms folle.

KETTY, •T'-c «li tordre.

Follet... non, milord... mais j'ai peur do le devenir...

LORD JAMES

Voyons... soyons calmes... et souvenons-nous bien... Tu m’as dil, n’est ce pas, que tu avais entendu des cavaliers sc confier que la nuit, un signal devait attirer lord Athur?

KKTTt, allnBalivMml.

Voilà quel fut mon mensonge.

LORD JAMES

Cependant, sur la lisière du bois, j'ai trouvé un tas de paille et de bruyères préparé comme >i l’on devait y mctfH; le feu pour donner le signal; puis un cheval selle qui, tout près de là, attend sans doute un mystérieux voyageur...

KETTY, à pari.

Malheur I...

lord James.

Qu'as- tu maintenant & me répondre?

Que votre imagination abusée fait que tout ce qui se rencontre sur votre chemin semble confirmer l'espoir trompeur que je vous ai fait concevoir...

LORD JAMES

Pourtant... ce cheval...

KETTY

Est assurément celui d'un messager dont la guerre a détruit la maison... et ce las de bruyères sert maintenant de couche à quelque infortuné sans asile.

LORD JAMES

Tu n'en sais rien.

KETTY

Je sais que plusieurs familles ruinées par l’incendie sont forcées de dormir la nuit en plein air.

LORD JAMES, A part.

S'il en était ainsi... (a k*uj.) Tu maintiens donc que tu n'as pas entendu, comme tu le disais, cet entretien de deux cavaliers déguisés?

KETTY, iflirtMlivemml.

Je ne l’ai pas entendu.

LORD JAMES, «emportai».

Mais, misérable femme!... tu ignores donc que ton odieux mensonge... je le punirais comme un crime?... tu ne pies, sens donc pas jusqu'où peut m’entraîner le délire de la colère?

VL TT Y, Mipfltaate.

J'implore votre pitié.

LORD JAMES, dont l enliMlon grandit. *

Ma pitié!... quand je tremble que le rebelle que je croyais tenir ne m'échappe comme un Cant6mc!... (u k* 0 * 0 ’ coowuuemeot pjr la main. ) Et c'est à toi que j'ai dû tant de présomption insensée... et que je dois maintenant l'borrible doute qui me torture!...

(Il 1a Tail tomber à genoux.

• KETTY

Épargnez-moi, milord.

LORD JAMES, ««K ne*.

T'épargner !... toi dont la trahison me plonge dans un nouvel abluie! (a»«* dJiiP*.) Va-t’en... va-t’en! car si je cédais à la fureur qui m'égare... (w i’«* aau*i u, *>o du «#.) Le son du

COr! (il cxwrt regarder dans !« fend et mil le feu de bronmjille» qal «lent

de i‘-ii!«mer»« kinuin.} l'n feu qui vient de s'allumer... le signal!

KETTY, « («Tant IWC terreur.

Mon Dieu!

LORD JAMES, ravesanl A elle.

C'est maintenant que tu viens de mentir. (L'eniniuni eu tond.) Vois-tu d’ici le signal?... Vois-tu ce feu qui attire lord Arthur vers le piège dont tu voulais le garantir?... piège dans lequel il va tomber; car il est près d'ici... tu l’as vu cette nuit même... Le jeune lord fugitif a su te charmer, te fasciner de telle sorte, que lu as entrepris de détruire ton ouvrage... (son d* cor.) Entends-tu le son de ce cor?... 11 commande à mes soldats qui accourent dans l'ombre de tirer leurs épées et d'attaquer celui que tu protèges... Kctty, les juges qui ont prononcé la sentence de l’assassin et du rebelle, ont aussi prépare celle de ses complices... et tu n'échap[>cras pas. Demain, tu sauras comment on punit le parjure, comment on châtie la trahison!... Mais d’abord, (il tu* «m «,**) je veux courir moi-méme au-devant de lord Arthur.

(U remonte vers U droite.)

KETTY, U Mhim «t iiiudui K lui.

Gr&ce... milord !

LORD JAMES, U lepoiuuat n«t violence.

Point de grâce... (k»u«, chancelant*, t«mt« a genoux.) A demain, femme imprudente!

(tl s’échappe par la droite.)

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