SCÈNE X
. Les Mêmes, FRANTZ, DAVIS.
FRANTZ, A DavU.
Vous l'entendez, Davis... elle ou lui.
DAVIS, A F nota.
On plutôt elle et lui. (T«m, qui » mootd la icéoc, donne Irlitcment U main A Davii. — * Doit, I pan, va «’apprn, hant de Kelly.) OU!... Cl'ltelle
épreuve!... (a z*uy.) C'est moi, Kelly... donne -moi la main, ma fille, (u loi prend u main.) Tu m’attendais... n'est-ce pas?
KETTT, avec Am«, fl tonjnnr» lei mai» Jnioict.
Seigneur ! Dieu de justice cl d'ainour, sois glorifié dans ta grandeur !
DAVIS, pleurant.
Rcconti ai s-moi, mon enfant.
Rr.rrr , «• hmt , a d»«».
Mon fiancé est-il arrivé?
DAVIS, n»** <m« bJ«UHoo.
Oui... Frantz est là.
KETTT, aprv* avoir NfanM Franti.
Ce n’est plus Frantz qui sera mon epoux... vous savez bien que lord Arthur m’a donné son anneau de fiançailles...
(Ici lord Jainct se lève inquiet et va vers Kelly eu pass.ml derrière Davis.)
DAVIS, A part.
Que dit-elle ?
KETTT.
El que lord Arthur et moi nous irons à la cour d’Angleterre...
FRANTZ
Pauvre fille !
KETTT , ■ irntiU, et a Tec niai*.
A la court...
(Elle reste pensive.) LORD JAMES, A Kelly.
Mais le roi d'Angleterre punirait lord Arthur, Kelly. KETTT.
Lord Arthur n'a plus rien à craindre.
LORD JAMES
Pourquoi?
KETTT.
Vous le savez bien !
LORD JAMES
Non.
KETTT * avec «ne grande ton virile®.
Puisqu’on a trouvé le trésor qui était enfoui...
TOM, A pan, avec tvrreor.
Elle va raconter ma trouvaille.
Davis, «w deolrnr.
Pauvre folle!
LORD JAMES
Le trésor?... Eh! où est-il donc ce trésor?
KETTT.
Où il est?
LORD JAMES
Oui...
TOM, A pari.
Dieu du bon Dieu! si j* pouvais m’en aller!
KETTT , Iret-afArrnalivemeat.
Je ne le dirai qu’à lord Arthur. (MoaTemvat as frayeur de Davii.)
LORD JAMES
Mais pour le lui dire... il faudrait le voir.
KBTTV, rrrir'anl avec aailcld.
Oh!... si je l'apercevais...
DAVIS, avec terreur.
C’est une folle qui s'égare, milord, ne croyez pas...
LORD JAMES, l'iaUrrMOpatt «Hnnt .
Lnisspi-la parler. Davis. (coafid^iwiiMnviu.) Il fout que nous puissions deviner, à travers sa folie.., (a K<ity.}Mais si tu ne peux apercevoir lord Arthur, tu .sais peut-être où le trouver? kettt.
Oui, je le sais.
LORD JAMES, viteai**t.
Viens donc l’instruire... nous alloua t’accompagner.
«ITT, M In*#».
Partons.
LORD JAMES
Viens!...
KETTT, mi un pu et
Nous ne pourrions te joindre à cette heure.
LORD JAMES
Pourquoi?...
KETTT, h rapprochant >l« ton tint*.
Parce qu’il fait jour.
LORD JAMES
Malheur ! toujours la divagation I
DAVIS, ptenrant.
Ma pauvre fille!...
KETTT, comme frappée d'ans Idée.
Mais je peux lui écrire.
LORD JAMES
Que ne lui écris-tu?
KETTT.
Je veux le faire... oui, je veux lui désigner celui qui a trouvé le trésor.
TOM, k part.
Elle va me nommer, bon Dieu!
KETTT.
Et ce trésor... c'est sa justification...
FRARTZ.
Que veut-elle dire?
LORD JAMES, I pari.
Encore ce trésor imaginaire qui occupe sa folle pensée! N’import*’, flattons les fantaisies de son imagination, (a k«u*, «• lai dé#gf.*ni !■ ub»e.) Tiens... voilà tout ce qu’il faut pour écrire... écris donc ici ce que tu veux dire à lord Arthur.
KETTY
Rica qu'un nom... c'cst bien facile...
LORD JAMES
Un nom?
Le nom de son ami qui peut le secourir et le sauver...
LORD JAMES
Oui, tu as raison, (a p-n.) Ce nom, je le saurai... (n».n.) Ecris donc ici.
(Il lui prend la main et In conduit & la table, à droite ) KETTT , <|ai i’mI «Mite, rrponot U plume.
Mais il faut, pour éviter la méliance du jeune lord, que j'emploie le moyen secret des cavaliers, (eue *• lève.)
DAVIS, à FraMr, dont it «>it rapproché.
Le moyen des cavalier»?...
LORD JAMES
Mais tu ne sais pas le ténébreux secret de leur écriture?
KETTT.
Si, je le sais... je l'ai appris la nuit... la nuit fatale... la nuit du meurtre enfin... tous savez bien, milord?...
ERANTZ , k Daria.
Le secret de mes amis!...
KETTT, eMOmt romalanl un rêve.
C’était apres minuit... j’attendais lord Arthur dans la cour de la maison de mon père... Pourquoi?... je ne sais plus... B.i’môt je le vis arriver... mais il n’était pas seul, milord!.-., un autre homme l'accompagnait. . Épouvantée... car je voulais voir lord Arthur seul... je me cachai, et je l'entendis donner à son compagnon le secret inconnu de l’écriture des cavaliers.
DAVIS, k rranu.
Elle était là.
Mon Dieu !... je me pord< dans ce dédale... Et ce secret des cavaliers, lu ne l’as pas oublié?...
KETTT.
Non... je Teux m'en servir pour écrire à lord Arthur.
FRARTZ, k part.
Mon Dieu!
KETTT.
Mais, (cherrkim autour d‘®ii«) pour trouver des mots latins... il nie faut des psaumes cl de» prières... et je n’ai pas de livres d’Ikures.
FRARTZ, snrual Je *a poche le livre d Heures Jn premier acte et allaot k K.tty,
Voulez-vous le mien, KeUy?
DAVIS, ■ part.
Imprudent!,..
KETTY, le presaal arec «M feinta ladiflérenca.
Donnez... (a*cc euiiat.ao, k lord James.} Écrivez, milord... moi je vais chercher dans ce livre les motssicramentels qui indiqueront à lord Arthur celui qui pourra le défendre.
LORD JAMES, k part, eo f umai t k la tabla.
Ou qui pourra le livrer... (n p«*,d n pian*.)
FRARTZ, k D»vi». kdeml-vnii, es lui prenant la main.
Si elle n’était pas folle, Davis?
Ecoutons... milord...
LORD JAMES, àVrtly, qui cherche dan» le litre,
l'attends, Ketly.
KETTY, liaant dan* le llm.
Jésus, sagesse éternelle, qui effacez les péchés du monde, éclaircz-nous...