SCÈNE PREMIÈRE
KCTTY, seule.
Rien encore... (eIIc va regarder par la fenêtre pratiquée dans le mur.)
Toujours le même silence ! (Revenant en scène.) Que les heures sont longues... et que leur lenteur use le courage!... J étais si résolue quand je suis rentrée secrètement ici!... j'aurais tout affronté sans crainte, et maintenant j'ai peur de ce lord Arthur ; et cependant je ne dois pas oublier qu'il s'agit de la vie de mon père. . et de Frantz peut être!... de Franlz !... pour qui je crains aussi les combats et la mort. Il m'a semblé que j'entendais des pas sur la route... (Allant voir à la fenêtre.) Sans doute encore une erreur de mon imagination... Non... j'entrevois comme une ombre qui marche... mais je ne puis distinguer... L'ombre avance... oui... l'obscurité semble se dissiper... la lune passe entre deux nuages, sans doute... C'est un cavalier qui vient... je distingue la forme de sa coiffure... j'aperçois par intervalle l'étoile blanche qui brille ou disparaît dans les plis de son manteau... C'est lui! lord Arthur! Comme mon cœur bat!... Si je lui parle d'une voix tremblante, indécise... il doutera de la sincéiilé de mes paroles... Tâchons donc d'être calme... et de chasser la frayeiu-... (Regardant de nouveau à la fenêtre ) Mais qUclIC CSt Celte lumière que
je vois sur la route?... Elle se déplace... C'est un fallol porté par quelqu'un... Oui... celui qui le porte s'approche de lord Arthur... il l'aborde... il l'accompagne... (avoc épouvante.) Mon