SC^NE IL
TOM, seul.
Dans la cour !... Toutes les fois que j'eutends parler de la cour ous' qu'est le puils, ça m' faii^, frissonner d'inquiétude et de plaisir... C'est pas que du train qu ça va... j' s'rai encore ben longtemps avant d' savoir et d' pouvoir lire c' qu'y
a d'écrit dans (il ôle son bonnet, fouille dedans et on sort les !al)'ettps, qu'il regarde a\cc un transport de joie) mOUtrésor tOUt doré qUC j' garde
caché dans mon bonnet... parce que j'ai un trou à ma poche. Davis m'a dit qu'y a des papiei's qui valent de l'or gros comme moi... c'est ben sur un d' ceux-là qu' est caché là dedans, (il
refourre les tablettes dans son bonnel.) Dire quO si j' VOUlais COnSultcr
ceux qui savent lire, j'apprendrais tout d' suite combien qu' ça vaut... Eh ben, non, j' suis avare de ma trouvaille... j'aime mieux découvrir ça tout seul, petit à petit... et puis... j'ai peur d'apprendre tout à coup qu' c'est pas c' que j'espère... quoique j' sois ben sûr qu'on n' l' aurait pas enterré si profond... si c'était pas ben piécieux... Eh ! bon Dieu !... pourvu que je puisse acheter une chau!nière avec un verger... et un petit bois pour y loger la fauvette et l' rossignol... mais faut d'abord que j' sache hre... Voyons, travaillons!... travaillons!... j' vas reprendre l'ancienne page, ça ira p't-être
mieux... (il retourne la page ot remet sa lêle dans ses mains. ■ — KeUy rentreet descend la scène en tenant un papier.)