‹ Le secret des cavaliersChapitre 47 sur 107 · ACTE m 4r · texte numérisé non relu

ACTE m 4r

DAVIS

Je crois que je viens d'entendre fermer l^a porte de la cour.

KETTY

Franlz, sans doute!

(Elle court ouvrir la porte du fond^ Fraiilz paraît.)

DAVIS

Enfin te voilà, garçon ! "

FRAISTZ.

Oui, mes amis.

(Il salue affectueusement Ketty.)

KETTY

Comme vous êtes couvert de poussière !

FRANTZ, secouant ses vêtements.

C'est la poussière de la ville.

KETTY, avec empressement.

Reposez-vous donc... Voulez-vous vous rafraîchir?

FRAÎNTZ.

Non, merci, bonne miss Ketty.

(Il va accrocher son manteau près de la fenêtre.)

DAVIS, vivement.

Et que dit-on, Frantz, du lord Arthur, à Kildare?

Rien de nouveau... (duvIs, qui le voit accal.lé, le fait asseoir.) Mais

on le trouvera sans doute avant peu, *"" car Fon vient d'employer pour cela un moyen presque infaillible.

DAVIS

Lequel ?

TOM, s avançant avec son livre.

Lequel donc ?

FRAINTZ.

On vient de publier im arrêté venu de Londres qui promet d'accorder la grâce d'un prisonnier ou d'iui proscrit à tout individu qui pourra mettre seuleinent sur la trace de lord Arthur.

TOiM.

Seulement sur sa trace ?

FRANTZ

Et comme il y a plus de cinq cents familles qui ont quelques-uns des leurs dans les prisons...

DAVIS

Lord Arthur est peut-être déjà hors d'Irlande.

KETTY

Non, mon père... il est encore dans le comté.

* Davis, Franlz, Ketty, Tom.

■* Davis, Frantz assis, Ketty, Tom.

Qui te Ta dit?

KETTY

J'en suis certaine.

FRANTZ

Certaine... et pourquoi^ Ketty?

KETTY

Parce que... (avcc embarras.) C'est un pressentiment... et je ne puis me résoudre à croire qu'il ait commis le plus épouvantable de tous les crimes.

FRANTZ

Hier, Ketty, l'on monlrait au tribunal de Kildare le manteau, répée et le chapeau panaché de lord Arlhur, que la nuit môme du meurtre, des soldats avaient trouvés dans un ravin de la forêt, à quelques pas de cette maison.

TOJI.

C'est vrai, ça, y en a qui l'ont vu, son épéc et sou manteau bleu.

FRANTZ

Voilà des preuves, Ketty, qui nous défendent de l'absoudre...

KETTY

Ainsi, lord Arthur s'est servi de la trahison pour commettre un assassinat!... Que Dieu punisse l'infâme!...

TOM

Je ne lui conseille pas de me tomber sous la main. (Ketty va ranger quelques objets dans le meuble du fond, près de la cheminée. — Tom se rassied et se remet à lire.) *

DAVIS, bas à Franlz.

Qu'avez-vous dit, milord ?

FRANTZ , sa lovant, à Davis.

tu sais bien qu'il faut qu'elle méprise lord Arthur, pour notre sûreté.

DAVIS

C'est vrai. •

FRANTZ, bas à Davis.

Quelle nouvelle ?

DAVIS, de même.

Aucune! à moins que depuis une demi-heure, sur la fenêtre, notre cachette...

FRANTZ

Rien!... je venais d'y regarder avant d'entrer... ■ Franlz, Davis, Ketty, Tom.

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