SCÈNE V
Les Mêmes , FRANTZ.
(La porte du fond s^ouvre^ ot Frantz entre avec précaution^ regardant Ketly qui s'cloli^ne.) FRANTZ.
Davis vient d'appeler Ketty pour l'éloigner de moi, qui ne peuxplus cacher Tanxiété qui me dévore... Pasde nouvelles!... Pourtant la lettre d'hier me faisait espérer que deux officiers déguisés passeraient par ici... ont-ils donc, mon Dieu ! perdu l'espoir de notre fuite ?
TOMj qui vient de kisser tomber à terre le "livre qu'il tenait sur ses genoux, s évuillùint en su;saut.
Oh! là là!... oh! là!...
FRANTZ , s'approchani de lui.
Eh bien, Tom!... qu'as-tu donc?
TOM, se frottant les yeux.
J' rêvais que j' tombais dans le puits.
FRANTZ
Mauvais rêve !
TOM
Quelle heure est-il?
FRANTZ
Midi.
TOM, ramassant le livre qu'il met sous son bras.
Moi qui ai promis d'aller travailler au moulin.
11 faut te dépêcher, mon garçon. (ll va encore regarder à la fenètre. )
TOM
J' vas y aller... (a part.) C'est pas qu'à présent ça m'ennuie d' travailler... Oh ! c' trésor-là m'a déjà donné ben de l'ennuyance... depuis qu'je l'ai... je n'vis plus... j' maigris... et si j' trouvais quelqu'un qui voulût m' l'échanger contre une chaumière avec un verger, et un petit bois... avec un moulin. .. (se ravisant.) Eh beu ! uon ! non!... j' voudrais pas l' troquer avant d' savoir, (a Frantz.) Adieu, monsieur Frantz...
FRANTZ, se retournant.
Adieu, Tom.
TOM
Je reviendrai prendre encore une leçon à la veillée.
FRANTZ
A ce soir, garçon.
TOM
A ce soir, (ii son.)