‹ Le secret des cavaliersChapitre 68 sur 107 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

LORD JAMES

Sans doute... Le feu se voit de loin la nuit, et ce signal doit attirer lord Arthur vers le cheval, dont il espère se servir pour fuir à travers la vallée.

Vous avez dirigé de ce côté tous vos hommes d'armes ?

LORD JAMES

Non pas! Je me suis bien gardé de donner l'alarme... Si je troublais ainsi la confiance des amis du jeune lord, ils n'allumeraient pas le feu pour donner le signal... et lord Arthur ne viendrait pas se livrer.

RALPH

Vous avez raison.

LORD JAMES

Mais près d'ici, sur les hauteurs, j'ai mis en observation des sentinelles qui, si elles voient s'allumer ce feu préparé, préviendront aussitôt les soldats attentifs.

RALPH

Par quel moyen, milord?

LORD JAMES

A l'aide d'un de ces cors primitifs, dont se servent quelquefois les pâtres pour s'appeler dans la vallée... et les soldats ont ordre, s'ils entendent le cor, de se diriger rapidement vers le feu de broussailles et de saisir le cavalier qui tenterait de monter le cheval qui l'attend.

RALPH

Cela sera facile.

LORD JAMES

Va donc toi-même joindre les soldais... et sitôt que vous entendrez résonner le cor des sentineUes, que le mouvement se fasse sans bruit et sans retard.

Comptez sur moi. (il va vers la droite. — s'arrètant.) Vous triompherez, milord!...

LORD JAMES

Je voudrais déjà pouvoir n'en plus douter... Hàte-toi!...

(Ralph sort.)

Page 1