SCÈNE V
KETTY, accablée, LORD ARTHUR.
LORD ARTHUR, regardant dans le fond.
Oui, c'est Lien le signaL.. le cheval m'attend .. hâtonsnous, (il se débarrasse de son manteau et de son bonnet.) Le pont du val est barre... mais i ll iio>e à terre son manteau, son bonnet et son bàlon, au
second plan, -i droite ) je saurai bien traverser la rivière à la nage. (Il va rapidement au fond et descend dans la rivière )
KETTY, se redressant tout à coup et passant ses mains sur ses yeux.
Est-ce un rêve que je fais?... est-ce un vertige qui me trompe?... ( se levant. ) 11 m'a semblé que son ombre passait...
(Faisant de nouveaux efforts.) MoU Dicu! donUCZ-moi donC la force de lutter encore! (plle sa vers la droite. Voyant à terre les vêtements que
lord Arthur vient d'y déposer.) Qu'est ccla?... Quelqu'un cst donc
venu ? ( Examinant les vêtements laissés à terre.) Uu vêtement de
Frantz .. C'était donc lui ?... Il allait droit à la rivière... (Elle court rapidement au lond.) Quelqu uu vcut la traverser ù la nage... C'est hii qui va vers le signal, (criant.) Arrêtez!... milord!... (Avec frayeur.) Folic quc je suis... je peux le perdre en l'appelant; les espions pourraient m'entendre... Oui... car j'entends, moi, marcher là... dans les chemins. Ils sont près d'ici!,.. Que faire?... Je ne peux pas le laisser aller à la mori 1 .. Comment attirer son attention!... (Avec inspiration.) Allons!... le désespoir me condamne ou m'inspire... (Tombant à genoux, avec invocation.) Seigneur ! pour le salut de lord Arthur, faites que Frantz vienne au secours de Ketty... (criant en se
relevant.) A mOU SCCOUTS!... (Elle disparaît par le même chemin que lord Arthur, en criant.) A mon SCCOUrSl
LA VOIX DE TOM, au dehors.
On y va, mamZtUe!... on y val ( II entre m courant, et s'arréle
en regardant autour de lui.) Persouiiel... Cependant c'était bien sa
voix qui appelait au secours... ( II court rei;arder au lond.) MOQ
Dieu!... j' yois une femme que le courant entraîne... mais
quelqu'un nage vers elle... (Montant mu la piene, au bord de la ri-