‹ Le secret des cavaliersChapitre 76 sur 107 · LORD JAMES, REYNOLDS · texte numérisé non relu

LORD JAMES, REYNOLDS

LORD JAMES, cntiaut par la droite et se parlant à lui-même.

Le roi, qui vient di! débarquer à Dublin, apeiit-êtrerinten-

tion de venir dans ce comté, (voyant Reynolds qui se levé.) Ah !

vous voici, docteur?

REYNOLDS

Quelles nouvelles, milord, de Sa Majesté Guillaume d'Angleterre ?

LORD JAMES

Mauvaises, docleur... c'ect-à-dire... non... excellentes, au contraire... Vous savez que le roi est maintenant à Dublin?

REYNOLDS

Oui, milord... et qu'il a déjà fait sortir de prison quelques prisonniers de guerre.

LORD JAMES

Est-ce que vous pensez que les effets de sa clémence pourraient s'étendre jusqu'à lord Arthur ?

REYNOLDS

Le roi d'Angleterie, milord, amnistie les rebelles et non les assassins.

LORD JAMES

Oui... c'est juste, et, dites-moi, docteur, Ketty Davis?

REYNOLDS

Je n'ai pu jusqu'alors, milord, constater qu'un délire incessant, qui se traduit tantôt par une exaltation sans limites, tantôt par un accablement invincible... et j'ai besoin, pour essayer de la guérir, de bien connaître l'origine de cette maladie mentale.

LORD JAMES

L'origine !... et la sais-je, moi, docteur? Tout ce que je puis vous dire, c'est que j'ai été victime des contradictions de cotte étrange complice du jeune lord... Un jour, elle m.e l'indiquait pour mériter une faveur... le lendemain, elle cherchait à me détourner de la route qu'elle m'avait désignée la veille... et le coupable m'échappait à travers tous ses inexplicables efforts... Et lorsqu'enfin je voulus m'emparer d'elle pour la deviner et la punir, je trouvai son père et son fiancé se désolant auprès d'une folle... Alors je la fis amener ici, et je vous fis appeler, docteur, parce que j'espère que vous dominerez cette fièvre ardente... ce délire... et que nous retrouverons dans un esprit calmé la trace de lord Arthur, dont Ketty Davis était la confidente.

REYNOLDS

Tout ce que vous venez de m'apprendre, milord, semble démontrer que sa folie ne date pas d'hier... el ne serait-il pas raisonnable de penser que cette complicité, dont nous soupçonnons cette femme, n'a jamais été réelle, et qu'une aberration toute romanesque l'égarail déjà depuis longtemps?

Page 1