SCÈNE II
KETTY, seule.
Oh I non, je ne me trompe pas, si mon père ne tramait quelque obscur complot, il ne serait pas toujours éloigné de sa maison, et quoique Frantz cherche à me convaincre du contraire... Frantz!... qu'il y a quinze jours à peine je n'avais jamais vu... et qui maintenant ne sort plus de ma pensée... Frantz! dont la présence me trouble... et que j'attends sans cesse... C'est quelque chose de bien beau, mon Dieu! que ce sentiment qui occupe et charme le cœur jusque dans le sommeil... mais c'est quelque chose d'elVrayant que celte puissance qui s'empare de notre âme, comme si notre àme cessait de nous appartenir.
(Elle reste pensive.)