‹ Le secret des plaines d'Abraham [microforme]Chapitre 48 sur 56 · SCENE XXII · texte numérisé non relu

SCENE XXII

‘ Les mêmes, plus de Ramsay.” De Ramsay, (Entrant de droite, une enveloppe de large envergure à la main.)

Messieurs... votre démonstration amicale m’émotionne plus que je ne saurais le dire...

De Monrcaiu.

Approches, M. de Ramsay, vous êtes le bienvenu, et je reconnais bien là votre caractère chevaleresque, car vous venez, sans doute, vous joindre à nous ?....

DE Ramsay. (Triste.)

Hélas ! non, "1on cher Marquis, ceci m'est interdit. .Je ne suis, malheureusement, que porteur d’un message de la part de M. le gouverneur-général,

De Monrcaim. (Surpris.)

De M. de Vaucreuil ?..…..

De Ramsay. (Donnant l'enveloppe.)

De lui-même.

DE MonrcaL.

(Faisant vivement sauter le cachet de l'enveloppe que vient de lui donner de Ramsay :) Qu'est-ce donc ?..… (Après avoir lu quelques instants :) Ciel !.... savez-vous, Messieurs, ce que le Gouverneur. Général me fait savoir ?.... Il voudrait que je fasse replier tous nos régiments sur Québec, et retarder ainsi la bataille jusqu’à un temps non encore déterminé !.... .

Tous. (Mumurant.) C’est impossible !... . c’est impossible 1. …

tel que le désire M. de Vaudreuil, de laisser ainsi le chemin libre aux Anglais, jusqu'aux murs de la ville, mais c’èst se condamner à ne jamais pouvoir les repousser !.... (À ce moment, faible mousquelerie au loin.) On attaque les avant-postes !. Combattons-nous, Messieurs ?.

Tous, (Avec vigueur.) Oui ! oui !.... chawer l'Envahisseur ou mourir De Monrcaim. (A part.) Vous les entendez, mon Dieu ! que : otre sainte volonté soit faite, Docreur ArNoux. (Désignant la gauche.) Général, voici Cœur-Percé, suivi de ses fiers guerriers. ...

SCENE XXII, “Ler mêmes, plus Cœur-Percé.” DE Monrcazu. (A percevant Cœur-Percé qui entre de gauche.) . Cœur-Percé.... je vous salue !. Que viens donc chercher ici mon frère à l’âme généreuse ?.

Cœur-Prrcé, (S'avançant majestueusement près de Montcaim.) Ah ! Ononthio, le Cœur-Percé a vu de loin les ennemis sortir de terre comme des taupes sournoises ou des fourmis affamées, alors il & compris à l'instant qu'il fallait, à tout prix, retarder leur marche vers la ville, afin de donner le temps à mes amis, les “ Visages-Pâles ”’ français, de ranger leur Vaillante armée en ligne de bataille !. Ayant appris que tu étais ici, grand-chef, je suis accouru vers toi pour que tu me bénisses avant que je meure !.... Avee ma tribu d’Abénakis, je veux mortrer à ces Anglais, si perfides et dont la langue est fourchue pour nous, ce que peuvent faire des guerriers ‘“ Peaux- Rouges ”, qui n’ont pas peur de la mort, DE Monrcaiu.

Mon frère, le Cœur-Percé, possède un noble Cœur qui fait honneur à son symbolique nom, et c’est un brave entre les braves |... Dieu,

le Manitou Céleste, du haut de son paradis des chasses fructueuses,

va Voir, avec plaisir, le vif et empressé dévouement du chef Abénakis, pour la bonne cause des enfants du Canada.

Cœur-PERcé. | Merci, frère, les “ Peaux-Rouges ” t’aiment parce qu’ils savent que tu les traites en enfants et que tu les honores comme des grands guerriers. (À cet instant, mousqueterie rapprochée et vive clameur.) De Moxrcaim. (Vivement et tirant son épée.) En avant !.... Pour Dieu et la Nouvelle-France !. ..… Tous. (Brandissant l'arme au clair.) Pour Dieu et la Nouvelle-France !. .

‘“ Rideau.” (Fin du troisième acte.)

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