SCÈNE PREMIÈRE
ANTOINE, tenant un paquet de lettres, et à la cantonnade.
Je vous le répèle, dites que je n'y suis pas ! Que diable aussi le Comte de Saint-Phar mon maître avait bien besoin de se faire donner l'ambassade de Copenhague? Depuis que nous sommes nommés, je crois que la tête tourne à toute la maison.. . chacun veut monter. . . .
Air : Un homme pour faire un tableau*
Chacun s'donne un air de grandeur Jusqu'à la bonne et la nourrice Qui veul't être dames d'honneur, Et nos marmitons, chefs d'office j te jockey veut être courrier; Enfin changeant son frontispice , Sur sa loge, notre portier, "Vient de mettre : Parlez au Suisse.
Sans compter les nouvelles places !.. moi^qui en ma qualité de
factotum.... qu'est-ce que je dis donc.... d'intendant... suis charge des nominations.... ai-je reçu des sottises et des lettres de recommand -lion.... soixanîe-douz" seulement pour !a place de vaîet do chambre. * . ah î ça n'est pas étonnant. .. . valet d'un grand seigneur... ce sont de ces places que tant de gens peuvent remplir... enfin, je n'en ai plus que deux.... celle de secrétaire et celle de cuisinier.... ah! par exemple ces deux-là.... prenons garde.
Air : Du ménage du garçon.
Pour ces deux places je me flatte D<' bien choisir les postulants; C'est, (.lit-on, pour un diplomate, Deux lioaunes vraiment importants!
Pins d'un grand talent qu'où révère A ilû son esprit tout entier, Le matin à son secrétaire , Et Je soir à son cuisinier.
Qu'est-ce qui vient déjà me déranger ?