X.Z VICOMTE
Oui, mon clicr . . . c'est lui-mcmc, je l'ai parfaitement reconnu...
1\I. DE s*. PHAa.
Quelle peut être la cause de re dc'^uisement ?
LE VICOMTE
Oh ! je m'en doute bien... Il était depuis un an à Strasbourg , où il avait une place siipriùe...
M. DE St.-PnAR.
C'est là ou il aura vu ma fiile j clic y a passé un mois chez une de SCS taiitts...
LE VICOMTE
Je mmptends... elle coquin sera devenu amoureux sans notre pern'.is^iuu... mais ce qui est bien pis encore... c'est que j'avais arranj;é pour lui un miri.ige superlje... la plus riche héritière du département... Tout était convenu avec les parents...
Air : De M. Guillaume.
Quand j'Apprends par une estafette
Que le futur a disparu...
Qu'il s'est sauvé sans ti;nibour ni trompette,
Et qu'à Varis il s'est rendu !...
Mais dans Paris comment donc, sans encombre. Chercher un fou qui vient de s'éihapper ?...
La ville est grande, et sur le nombre On pourrait se tromper.
Aussi je crois qu'il serait paili avec toi , si le marquis de Limoges n'était pas venu me découvrir qu'il lui avait donné une lettre de recommandalio.". pour se présenter chez toi, en qualité de secrétaire.. .
M. DE St.-PHAR.
Serait-il possible?...
LE VICOMTE
Rien n'est plus vrai... et dans ce moment , il est installé dans rhdicl.
M. TE St.-PHAR.
En cflVt . . . voilà une escapade qui passe la plaisanterie . . , Antoine?
AKTOiNE, s avançant.
MoiiSf igncnr ?
IM. DE St.-PHAR.
Vous avei vu le nouveau secrétaire ?
A^TOINE
Oui, Monseitjneur , et voici déjà le rapport qiiC vous Tariez cbnige de faire.
M. DE St.-PHAR.
C'est bon. [Le donnant <in Ficomte.) Connais-tu cette écriture?
LE VICOMTE , lui rcudanL Oh! c'est bien la siciuie !
M. DE sl.-PUAR , à Antoine.
Et qui voui a engagé aie recevoir?
ANTOINE
Est-ce que j'ai mal fait ?... Monseigneur , ce n'est pas ra« faute , c'est Mademoiselle, eilc-mêiuc , qui me l'a recoaimaadc... cl 1res vivement...
M. DE St.-PHAR.
Al) I c'est roa fi'le î . . . f FrojVfc^mc;ît. ) Vous .ivcz bien fut, Antoine. [Bas au Ficomte . )Di donc , mon ami , c'est ma ûile...
LE VICOMTE
J'entends bien... Qu'est ce que nous ferons ? Air : Faudeville de parùo carrée.
M. DE ST.-PUAU.
J'avais aussi Jes projets sur ma Glle, Et cet .iinouf <a I«'s déranger tous, Coninieiiçoiis donc, en ptrcs de famille , l'ar Hous Bcher...
LE VICOMTE
Oui , moi f)ieu ! fàchoDS-iious.
M. DE ST.- ru A R.
Piii"* pojir punir une telle escapade, Pour nous venger... unissons-les, El coniiTien.^oivs mon ambassade l'ar un traité de paix.
LE VICOMTE
Tu crois»?... A la bonne Ivure!...
IM. DE st. PUAR.
Pourvu jjue ton fils iuc ccuvicuac ccpcnd.ait... Mais où diabîft
csl donc mon sccn'laire? ( A Anioine. ) Comment ne rai-je pas encore va ?
ANTOINE, s approchant.
Il .itlrml pour se prescplc-r qui! M. le Vicomle soit parti. . . parce qu'il craint, ni'a-t-il dit , de se trouver arec lui.
LL VICOMTE
Je leciois Lieu... je vous le chapiirfr.iis d'importance.
M. ra; sî.-niAR.
Je m'en cliaige... et pour cela fais-moi le plaisir d'aller te proniiucr dans le jardin,
LE VICOUîTE.
Comment diable! c'est que j'ai une faim d'enfer... et le grand air va encore l'augraenter.
M. DE ST.-PnAR.
Nous déjeunerons en famille... cela vaut jiicu mieux... Antoine... VOHS soignerez le déjeuner en conséquence...
LE VICOMTE
Oui., oui... mais puisque nous commençons lard... Air , T^aucleuillc du Bouquet du Roi.
( à Anioine. )
Mon cher que le déjeuner
Ait ail moins pins d im service,
El fais que le déjeuner
Ne finisse
Qu'au dîaor !...
{A M. de St.-Phar.)
Dieux ! quelle bonne fortune !
lîéunir ainsi cbacnn Kos deux familles en une, Et les deux repas en un.
Mon cher que le déjeuner...
Ait nu moins plus d'un service.
Et fais que le déjeuner ]Ne finisse 3 I Qu'au dîner !
]\I. DE ST.-PqAR et ANTOINE.
ca
^ Il faut que le déjeuner
H g Ail au moins plus d'un service, 1! faut (;ue le déjeuuer
Ne finisse
Qu'au dîner.
( Le Vicomle sort. )