SCÈNE VII
SOUFF^.É , snd.
Eb bien î sotit-ih bonnèîes pour des babils galonnés ?... . Allons, Souffle, mon ami, le voila lance j le premier pas est fait....
( lo ) ^
Je sais bien qu'il y a de la hariliesse à venir , snns protection et sans recoiumindation , enlever d'a>saut la |)!ace de premier cuisinier d'une cxce'ileuce Miis c'est une espèce d'audace qui ne
niessicd pas au talent et puis , riin ne donne du cœur comme
d'être sur le pavé et j'y suis Oriainement, j'avais une bonne
place chez le vicomte dcSauyecourl I un homine ra.nie', qui vivait en guçjn; car je n'ai jamais vu ni >a femmi' ai son fils .... C'était
un amateur, un connaisseur, et j'ivais de l'apurement avec lui
Mais , l'autre semaine , il se fâche , sous préttx'e qu'il avait faim
et que je le faisais attendre Je l'ai fait atleudre , c'est vrai
que di,d)le , le talent n'est pas à l'heure Moi , je raisonne mes
plats, et c'est parce que je raisonnais trop qu'il ma mis à la porte 0 perversité du siècle !
Air : J'ai long-îemps parcouru le monde (de Joconde.)
Partout on connaît le mérite De ruts soufflés, de mes salmis, El cuisinier r.osniopoliie Trav;iillanl pour lous les pays, Léger en cuisme fiançaise , Profoud daiiS la cuisine anglaise, Partout j'ai cli^ngé irifs r;:goûts Selon Tappétit èl Its goûts !
Ma's quelle injustice profonde !
Le génif , héla»! reste à jeun:
J'^i, dans mon talent ])pu commun,
Fait de-, dî ers pour lout le monde ^
El je n^en puis pas trouver im !
Quoi! votre .fierté me rejette?...
Quoi! \otre mémoire est muette,
\ous, que n)on mérite a lancés,
Tons tous qu'aux honneurs j'ai poussés!...
Vous surtout qu'avec la fonrchelte
Sur le Parnassu j'ai placés! !
C'est une honte pour notre art De vouloir me mettre à l'écart j
Car
Partout on connaît le mérite De mes soufflés, de mes silrais, Et cuisinier cosmopolite , etc. , etc.