‹ Le secrétaire et le cuisinier, comédievaudeville en un acteChapitre 9 sur 23 · SOUFFLÉ , ANTOINE , LE VALET · texte numérisé non relu

SOUFFLÉ , ANTOINE , LE VALET

LE VALET , à Antoine en montrant Soufflé. Oui , Monsieur le voilà

ANTOINE

C'est bon. ( Le valet sort. ) Oscrai-je vous demander , Monsieur , quel est votre nom ?....

SOUFFLE

Monsieur, l'on m'appelle Sou i fié

A>TOmE.

Oii étiez-vous avant de venir- ici ?

S<;UFFLE.

Je lie sais pas trop si je dois m'en vanter..... Je sors de cbes M. le vicomte de Sauvecourt

ANTOINE

C'est cela même.... Je Tai vu ce matin.... il m'a parle' de vous...;

souffle'.

II m'en veut joliment n'est-ce pasi*.,..

ANTOINE

Mais.... il n'est pas de vos amis...

SOUFFLE

Je m'en doutais bien...

11 paraît qu'il sarait que vous dcvif z venir , car il m'a défendu de vous |)lacer ; et comme c'est l'iniimc ami de noire maître..,,

SOUFFLÉ

Allons, encore un de ces estomacs ingrats dont je pariais toutà-l'heure Je vois bien qu'il faut...

( Reprenant son chapeau. )

ANTOINE

Heureusement pour vous , M^tleuu i«elle Élise, la fille de Monseigneur, vous porte beaucoup d'iiitéict.

SOUFFLÉ

Mademoiselle Elise!... c'est sinjiulier.... Ali !... j'y suis mainteïiant j elle m'aura vu eu venant dîner chez M. de Sauvecourt.

ANTOINE

Apparemment; elle vous a recommandé elle-même , et tous sentez bien que je n'ai pu refuser.... Ainsi , dès ce moment , vous pouvez vous lézarder comme attache à la maison. SOUFFLÉ , reposant son chapeau.

Enfin !...

ANTOINE

C'est ici que vous travaillerez,...

SOUFFLÉ

Ici... je ne vois pas trop comment. ( y4 part. ) II n'y a pas seulement un fourneau î

ANTOINE

Quant à vos honoraires, ...

SOUFFLÉ . à part.

Mes Itf M.iraires !... style d'iKtei ; moi, j'aurais dit mes gages.... {Haut.) Vous dites donc que m -^ honoraires,..

ANTOINE. '

Se monteront à cinq mil'o frai'r>

S'iUFFLÉ , stupéfait.

Cinq mille franc.- I!I Qut'.h mai>^ou I

ANTOINE

De plus , vous in.ingerez -, la iabl« de son excellence...

SOUFFLÉ

Par exemple !... voilà qui est trop fort.,, ça ne se doit pas....

Passe pour les cinq mille francs.... je !cs prendrai.... mais diucr avec son ticelkucc !

Air : yauJe\ille des Landes.

II ni' 'oiierail toujours h table.

Ça f'r;)it rougir nia pudeur...

Un éloge psI iign'able

Daos la bouchf iVwn seigneur,

SOUFFLÉ

Ç.1 n'es' pa- ça qui nie tombe 5 J''suis bu i> sur fl.nis mon emploi De bii fa rt" ommu la l)niK-be, El àaïf- la place où je m voi

Je pi évo- ( bis ) Qu'il n'pouria vivre sans moi-

ANT l'NE.

Enfin, vous êles cnlrclcnn , hibilie aux frais de son excellence.

Sf>rFFLE.

Ça , ce n'est pas le plu<: cher... car, dans noire e'tat , on n'use pas... et si ce n'e'tait les taches....

ANTOINE

Oui quand on écrit sous la dicfe'e Ah! çi , vous trouverez là ce qu'il vous faut, des plumes, de l'cucrc , du papier

soBfTLE , à part.

Eh bien ! par exemple voilà une bat'erie àf cuisine d'une

nouvelle espace. ( f/aut. )Dit(S-raoi un p^u .... quelle est au juj^te la place que MadeaioiseLc Ehse a demandée pour moi?

ANTOINE

Eh bien ! celle de secrétaire.

SOUFFLE

De secrétaire !... Comment , je suis secrétaire !...

ANTOINE

Est-ce que vous n* êles pas content ?

SOUFFLÉ

Si fait... si fait.... J'avais bien autre chose en vue... mais dès que Mademoiselle Elise a dennndé pour moi la place de secrétaire et cinq mille frjncs de traitement. ( ^ part, ) On m'avait bien dit qu'avec des protections on arrivait à tout....

ANTOINE

On va vous conduire à votre appsrleHitnt.... Je vous engage à

faire un peu de toi!ette... Vous irouverez tout ce qu'il vous faut^ habit, veste, culotte...

SOUFFLÉ, en sortant.

Ob ! pour des vestes.... j'en ai...

ANTOINE, le recnndii'sant.

Je vous saine.... ( Lui pa/l:int pendant qu l est dehors. )^\i bien ! !)ù i!ie^-vous doac ?.... vous rlf-ceiidez.... Ce n'est pas cela, ..

c'est au prem er.... bien,... vous y vui'à Si je l'avais laisse faire. ...

il allait loui Iroit à la cuisine Je suis fort content de notre

secrc'tairc. Mm coup - d'oeil ne me trompe juuais, c'est un

homme du [)reaiier niéiito Allons, allons, già.:e à moi , voilà

la maison de l'ambas.sadcnr qui se ra»nte jolun; iit il ne nous

manque plus que notre cuisinier El quand i\I. le vicomte voudra nous pre'seoter son protège'....

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