‹ Le secrétraire illustréChapitre 150 sur 156 · Lettre d'un gendre à sa belle-mère^ absente · texte numérisé non relu

Lettre d'un gendre à sa belle-mère^ absente

Chère belle-mère,

Depuis que vous êtes partie, la joie est dans la maison. Ma femme est douce comme un agneau, les domestiques obéissent sans murmure, la paix règne partout. Les enfants ne crient plus, sauf quand on leur parle de vous; les chiens qui menaçaient de devenir enragés se sont calmés, et moimême, qui craignais pour ma raison, je me sens revenir tous les jours à une douceur de tempérament que j'ignorais.

Vous pouvez, chère belle-mère, prolonger votre absence aussi longtemps que nous le désirons. Plus vous êtes loin, et plus nous vous aimons.

Votre gendre bien affectionné, Paul Zéby.

Approuvé : Léonie, Marguerite et Loulou.

r2. Lettre dune belle-mère à soïi gendre.

Vieille canaille,

Permettez -moi de vous 9,ppeler ainsi, c'est ui. hommage rendu à la vérité.

Je vous avais donné ma fille, qu en avez voue fait? Vous me répondrez que vous l'avez épousée. Eh ! grand Dieu ! c'est bien ce que je vous reproche.

Vous avez abusé de son innocence et vous lui avez persuadé que j'étais la mauvaise fée de la maison. Vous m'avez expulsée de chez vous, vous m'avez envoyé votre médecin , vous m'avez expédié votre notaire, et vous avez eu l'audace de m'adresser l'entrepreneur des pompes funèbres !

Rassurez-vous, je me porte bien, Dieu merci, et

si Dieu me donne la satisfaction d'assister à votre

décès, je me rejouirai d'être au monde et d'y voir

encore clair, après avoir été si lonatemps aveuglée

par vous.

Votre belle-mère,

Nathalie.

13. Lettre dune dame pour donner des renseignements sur un domestique.

Madame, Vous me deaiandez des renseignements sur le

nommé Baptiste qui est resté à mon service pendant trois ans.

C'était un excellent serviteur que je ne saurais trop vous engager à prendre.

Il m'a beaucoup volé, était un peu ivrogne et cassait beaucoup. Il battait la cuisinière, et dormait souvent dans mes fauteuils. Je le soupçonne d'avoir eu des rapports avec ma femme de chambre, mais j'avoue qu'à part cela il était le modèle des domestiques.

Tous ceux que j'ai eus depuis étaient bien pires! et je le regrette tous les jours.

Ne laissez pas échapper l'occasion de le prendre à votre service, et agréez, Madame, mes salutations distinguées.

Baronne de Volapugk.

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