Lettre à un ami
Je n'emploierai pas les formules banales qui sont plus ou moins acceptées en ce jour, mon cher ami; notre vieille et solide amitié m'en dispense
Mais je veux toutefois te dire que l'absence n'en diminue rien ; elle est bien telle que tu sais : toujours vraie et profonde.
Mes affaires doivent me retenir encore quelque temps éloigné de cette cbère ville natale, ce que je déplore : c'est la première fois que cette époque de l'année me voit hors de chez moi et loin de mes amis. C'est là une triste nécessité, mais qui ne m'empêche pas de te serrer cordialement la main.
Tout à toi.