‹ Le secrétraire illustréChapitre 74 sur 156 · Lettre de condoléance à un veuf · texte numérisé non relu

Lettre de condoléance à un veuf

Mon cher ami.

J'apprends avec une bien vive émotion la nouvelle de la mort de M"^*^ X...

Permettez-moi de vous dire toute la part que je prends à votre douleur si légitime.

Les qualités exquises de l'aimable compagne que vous perdez étaient connues de tous, et chacun avait pu maintes fois apprécier sa bonté parfaite et sa haute intelligence.

Je n'essaierai pas de vous consoler, cher ami : tout discours est impuissant en face d'un coup

aussi péniblement imprévu; songez seulement aux affections qui vous restent, à ces chers petits enfants dont la tendresse saura mieux que personne ce qu'il faut à votre tristesse.

Bon courage, cher ami, et croyez-moi toujours votre dévoué,

4. Lettre pour annoncer la mort dun grand-parent^ ^ dun père^ d'une mère.

Mon cher monsieur,

Je suis en proie à la plus vive douleur : mon excellent père vient de succomber de la façon la plus inattendue et sans qu'un seul symptôme de maladie ait laissé prévoir ce triste événement.

Je sais qu'une grande amitié, cher Monsieur, vous unissait à celui qui n'est plus; vous étiez à même de juger cette bonne nature, et vous pouvez, par cela même, comprendre l'état où me jette ce deuil imprévu.

Recevez, Monsieur, l'assurance de ma parfaite considération.

5. Lettre pour annoncer, à un frère, la mort d'un père ou d'une mère.

Je ne puis retenif mes larmes, mon cher frère, en prenant la plume pour vous écrire. Notre pauvre mère est morte hier des suites de la maladie dont elle était atteinte. Nous sommes tous terrifiés; cet événement, quoique prévu, hélas! nous laisse sans consolation.

Notre chère mère a témoigné à son dernier moment toute la peine qu'elle éprouvait de votre absence. Nous avons regretté, comme vous le regretterez certainement, de ne pouvoir vous faire arriver assez à temps pour recueillir le dernier soupir de notre chère morte.

Venez maintenant au plus vite, mon frère; rotre présence est tout à fait indispensable pour les arrangements de famille.

Nous vous exprimons tous notre affectueuse amitié, et nous vous attendons impatiemment.

Votre frère, Z...

6. Lettre de consolation d'une mère^ ou dun père^ à sa fille qui vient de perdre un enfant.

Votre douleur me navre, ma chère fille, et me navre d'autant plus que je n'y vois pas de consolation. Je pleure avec vous le pauvre petit ange perdu, c'est toute ma force; les phrases banales ne font qu'irriter le cuisant chagrin d'une mère telle que vous.

Soignez cependant votre santé, ma bien-aimée Elle, songez qu'elle appartient encore à votre Daari, à votre famille et aussi un peu à votre vieille mère qui vous écrit malgré les pleurs qui obscurtissent ses yeux. Résignez-vous, les volontés de Dieu sont parfois terribles; mais je connais votre piété, et fais appel aux pieux sentiments dans lesquels vous avez été élevée.

Adieu, ma chère enfant, écrivez-moi; j'ai besoin

d'être tranquillisée sur votre santé. Je vous embrasse avec toute la tendresse de mon cœur.

Page 1