‹ Le secrétraire illustréChapitre 87 sur 156 · Lettre à un père pour le même objet · texte numérisé non relu

Lettre à un père pour le même objet

Mon cher père,

Me voici parvenu à Tâge qui donne droit à tout homme de se marier.

J'espère que votre volonté ne mettra pas obstacle à mon désir.

Veuillez donc, mon cher père, me faire l'envoi d'un consentement en règle, c'est-à-dire notarié, et joindre à cet envoi celui des pièces nécessaires, telles qu'acte de baptême et acte de naissance.

Je vous prie de vouloir bien agréer l'expression des sentiments respectueux de votre fils.

10. Lettre à un père [ou à une mère) pour obtenir le consentement qu'il semble refuser.

Mon cher père,

Voilà bien des lettres que je vous écris, à vous et à ma mère, sans obtenir de réponse... C'est aujourd'hui à vous seul que j'en appelle et je compte n'être pas déçu.

En quoi le mariage dont je vous ai soumis le projet peut-il vous déplaire ? tout le monde apprécie les qualités solides qui fout de M"^ X..., non pas l'être insignifiant que l'on rencontre souvent à notre époque, mais une femme vraiment distinguée, sérieuse, douce et intelligente. Je ne puis croire, mon bon père, que la question seule de fortune vous préoccupe tous deux à ce point. . . Ma fiancée n'est pas

riche, cela est vrai, mais comptez-vous pour rien l'honneur d'appartenir à une famille aussi complètement honorable que la sienne? et puis enfin moc travail, qui prend tous les jours plus d'extension, n'est-il pas suffisant pour nous faire une vie à l'abri de tout besoin ?

Songez-y, mon père, je soumets encore une fois ces considérations à votre réflexion ; j'aime M*'^ X. . . et ne renoncerai pas à l'espoir d'en faire ma femme ; mais il me serait aussi bien douloureux d'user, à votre égard, des moyens extrêmes que me doune la loi.

J'espère de tout mon cœur n'avoir pas à en venir à ce fâcheux moyen.

Daignez agréer, mon cher père, l'expression de mon affection respectueuse.

1 1 . Lettre d'un jeune homme qui envoie à son père les sommations respectueuses.

Mon cher père.

Je suis navré, que vous me mettiez dans la tristA nécessité de recourir à la loi... J'aime M"*" X..., ie la veux pour femme et ne saurais renoncer à ce projet.

Vous recevrez donc, mes actes de respect, mais je tiens à vous dire tout le chagrin que me cause ma propre détermination.

Croyez-moi, malgré tout, votre fils respectueux et affectionné.

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