Lettre d'une nourrice dont le nourrisson est malade
Monsieur et Madame,
Nous nous empressons de vous écrire pour vous dire que le petit n'est pas très bien portant. Le médecin est venu, il nous a dit qu'André avait une angine {ou telle auti^e maladie indiquée par le médecin^ mettre le nom). 11 a fait une ordonnance, et le petit a bien pris les médicaments. Croyez, Monsieur et Madame, que notre zèle ne se relâchera pas un instant. Nous vous tiendrons au courant de cette maladie que le médecin a dit ne pas être grave jusqu'ici.
Nous vous saluons,
Vos dévoués serviteurs,
i94 LE SECRÉTAIRE ILLUSTRÉ
5. Lettre d'une nourrice dont le nourrisson est en danger de mort.
Monsieur et Madame,
C'est le cœur bien inquiet que nous vous annonçons une pénible nouvelle. Votre pauvre petit est bien malade, nous vous avons dit la dernière fois qu'il avait une angine. Elle est plus forte encore. Le médecin est venu le voir plusieurs fois, et nous a dit de vous écrire qu'il y avait du danger, mais qu'il espérait le sauver. Nous vous demandons de venir au plus vite.
Nous avons l'honneur de vous saluer sincèrement.
6. Lettre dune nourrice dont le nourrisson est hors de danger.
Monsieur et Madame,
C'est avec bien de la joie dans le cœur que je vous annonce que le petit Henri est hors de danger. Hier malin, nous étions encore inquiets; mais
quand le docteur est venu, il nous a complètement rassurés. Il n'est donc pas absolument nécessaire que vous veniez, cependant si vous venez, vous nous ferez grand plaisir.
Votre très humble et dévouée servante.
7. Lettre d'une nourrice dont le nourrisson a fait sa première dent.
Monsieur et Madame,
C'est le cœur plein de joie que nous venons vous annoncer une bonne et heureuse nouvelle. Le petit Armand, que nous aimons tant et que nous soignons autant que nous Taimons, vient de faire sa première dent. Il a eu un peu de fièvre, mais aujourd'hui il est complètement remis.
Vos très humbles et très obéissants serviteurs.
Lettre dune nourrice dont le nourrisson est mort.
Monsieur,
C'est la mort dans l'âme que nous venons vous annoncer une bien triste nouvelle. Votre petit n'est
plus. Il s'est envolé au ciel, hier matin à six heures. Nous l'avions soigné sans relâche de notre mieux ; et le médecin, qui est venu fort souvent, pourra vous assurer de notre zèle !
Nous avons déclaré son décès à la mairie de notre commune et, si vous le désirez, nous lèverons son extrait mortuaire.
Votre très humble, etc.
9. Lettre dune nourrice qui ne 'peut continuer l allaitement d'un enfant.
Monsieur et Madame,
Je viens vous dire que je ne puis continuer l'allaitement de votre enfant, la raison est que je suis devenue enceinte. Cependant, je ne veux pas l'abandonner, il est sevré, et je lui donne de bon lait. Le médecin m'a conseillé de lui donner des panades et des bouillies. Du reste il continue toujours à profiter, et nous montre qu'il ne souffre pas trop de ce changement subit. Soyez sûrs que je le soigne comme si c'était mon propre enfant. Votre très humble servante.