‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 233 sur 725 · Favorable · texte numérisé non relu

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1 3. Sinou parce que ce sont des. etc. — Allusion à cet Athénien qui votait le bannissement d'Aristide parce qu'il s'ennuyait de l'entendre toujours appeler le juste.

Peu loyal et véritable, amplifiant le bruict *, enchérissant sur la vérité et faisant tousjoiirs les choses plus grandes qu'elles ne sont, sans foy ny tenue ^ La foy d'un peuple et la pensée d'un enfant sont de mesme durée, qui change non seulement selon que les interesls changent, mais aussi selon la différence des bruicts, que chasque heure du jour peut apporter.

Mutin, ne demandant que la nouveauté et remuement séditieux, ennemyde paixetde repos, ingenio mobili, seditiosum, discordiosum, cxqmlumrerum novarum, quielietotioadversum^, surtout quand il rencontre un chef : car lors ne * plus ne moins que la mer, bonace de nature ^, ronfle, escurae et faict rage, agitée de la fureur des vents : ainsi le peuple s'enfle, se hausse et se rend indomptable : ostez-luy les chefs, le voylà abbatu, effarouché, et demeure tout planté ^ d'effray', sme redore prœceps, trépidas, socors ; nil ausura plebs principibus amotis^.

Soustient et favorise les brouillons et remueurs demesnage ^; il estime modestie poltronnerie, prudence lourdise'"; au contraire il donne à l'impétuosité bouillante, le nom de valeur et de force : préfère ceux qui ont la teste chaulde et les mains frétillantes *', à ceulx qui ont le sens rassis et qui poisent *■ les affaires, les venleurs '* et babillards aux simples et retenus. (De la sagesse, 1. I, ch. xlvdi.)

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