‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 314 sur 725 · Belles actious · texte numérisé non relu

Belles actious

2U. 11- n'auront pas eu occasion de montrer leur valeur à ces soldats nouveaux (de l'armée catholique, comme ils l'ont montrée à ceux de leur parti qu'ils auront abandonné).

bion, ou^ l'honneur par l'oisiveté V Oui, il faut monstrer nosire humilité ; faisons donc que ce soit sans lascheté. Demeurons capables de tervir le roi à sou besoin et de nous servir au nostre, et puis ploier devant lui quand il sera temps nos genoux tous armez, lui presler le serment en tirant la main du gantelet, porter à ses pieds nos victoires et non pas nos eslonnemens^ ; vicloires auxquelles nos soldats ne porteront l'estomac^ de bonne grâce, estant meslez parmi ceux qui leur font craindre le dos*. J'adjon ferai encores ce poinct de droict : c'est que le prétexte sur lequel nos ennemis ont eschapé à leur roi^ est pour nous sauter au collet. 11 est nécessaire que le respect de nos espées les arreslo puisque le sceptre ne le peut : ostons-leur la joie et le profit de la soumission que nous voulons rendre au prince. Et quant au conseil par lequel nous avons esté dissipez ^, soit assez" de servir entiers ceux qui nous veulent en pièces et morceaux. Je concluds ainsi: Si nous nous desarmons, le roi nous mesprisera; nostre mespris * le donnera à nos ennemis; uni avec eux, il nous attaquera et ruinera desarmez ; ou bien si nous nous armons, le roi nous estimera; nous estimant il nous appellera; unis avec lui, nous romprons la teste à nos ennemis.

{Histoire universelle^ livre V, ch. v, du (orne II; p. 428430.)

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