Veulent
Iti. Suiiorlatif.
CONTEURS. — RABELAIS
en bas ruinées ' ; car elles ne peuvent long temps en tel esl;.it demeurer. C'est la lin deceulx qui leurs fortunes et prosperitez ne peuvent par rayson et tempérance modérer.
WaiSjSiainsicsIoit pheé^cl deust^oresMou lieur^et reposprendre lin, fuilloilil'^ que ce feust en incommodant'' à mon Roy,celluy par lequel lu estais estably? Si ta maison debvoit ruiner, failioit il qu'en sa ruine elle tombast suz les atres* de celluy qui l'avûit aornee^? La chose est tant hors les metes i" de raison, tant abhorrente^' de sens commun, que à peine peut elle estre par humain entendement conceue, et jusquesàce demeurera non croiable entre les estrangiers, que l'eftect asseuré '^ et lesmoigaé leur donne à entendre que rien est ny sainct ny sacré à ceulx qui se sont émancipez de Dieu et Raison pour suyvre leurs affections perverses,
« Si quelque tort eust esté par nous faict en tes subjectz et dommaines, si par nous eust esté porté faveur à les mal vouluz '^, si en tes affaires ne le eussions secouru, si par nous ton nom et honneur eust esté blessé ; ou, pour mieulx dire, si l'espcrit calumuiateur**, tentant à mal le tirer, eust par fallaces espèces 1^ et phantasmes "^ ludificatoyres " mis en ton entendement que envers toy eussions faict choses non dignes de nostre ancienne amitié, tu debvois premier ^^ enquérir de la vérité, puis nous en admonester '^ Es nous eussions tant à ton gré salisfaict que eusse ^'^ eu occasion de toy contenter. Mais, ô Dieu éternel, quelle est ton entreprinse ?
Vouldroys tu, comme tyrant perfide, pillier^' ainsi et dissiper ^^ le royaulme de mon maistre ? Le as tu esprouvé tant ignave^^ et slupide qu'il ne voulust, ou tant destitué de gens, d'argent, deconseil et d'art militaire, qu'il ne peust ^* résister à tes iniques assaul.x. ? Dépars d'icy présentement, et demain pour tout le jour ^^ soye retiré en tes terres, sans par le chemin faire aul-