‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 356 sur 725 · Discernement · texte numérisé non relu

Discernement

H4 MORCEAUX CHOISIS DES AUTEURS DU XVl' SIECLE.

« Vice est Vertu appelée,

« Meschan[ce]té est Bonté surnommée,

« Trahison a nom de Féaulté,

« Larcin est dlct Libérallité ;

« Pillerye est leur devise, et par eulx Faincte * est trouvée bonne de tous Humains^, exceptez moy les Hereticques, et le tout font avec souveraine et irréfragable auctorité.

« Pour signe de mon pronousticq^ adviserez que léans * sont les mangeoires au dessus des rastelliers *, — de ce quelque jour vous souvienne — et, si jamais pestes au monde, famines, guerres, oraiges,cathaclismes, conflagrations ou aultre malheur advient, ne le attribuez ne referez

« Aux conjunctions des Planètes maleficques,

« Aux abus de la Court Ronmaine,

« Aux tyran nyes des Roys et Princes terriens*,

«A l'imposture des caphardz, hereticques, faulx prophètes,

« A la malegnité des Usuriers, faulx-monnoyeurs, rongneurs de tes tons ^

« A l'ignorance, impudeur, imprudence des Médecins, Cirurgiens, Appoticquaires,

« Ny à la perversité des femmes, adultaires, veneficques **, infanticides ;

« Attribuez le tout à l'énorme, indicible, incroyable, inestimable mescbanceté, laquelle est conlinuement forgée et exercée en rofiice dos Chaptz-Fourrez, et n'est au Monde congnue non plus que la Caballe des Juifz^.

[« Pour tant ^^ n'est elle détestée, corrigée et punie, comme seroit de raison; mais si elle est quelque jour mise "] en évidence et manifestée au Peuple, il n'est et ne fut

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