Plus haut
Et quant est ' de songemalice, où * je me (rouverois empesché à rymcr dessus ', je penserais ne faire desplaisir * à mon langage si je mettois en sa place songefincsse....
Au demeurant si ces excellens poètes (l'honneur desquels j'ay d'autant plus en recommandation que je les voy s'eirorccr à honorer nostre langage) veulent donner lieu ^ au précèdent advertissoment, je les prieray recevoir encore cestuy-ci touchant la discrétion qu'ils doivent avoir en l'usage de tels epilheles, c'est qu'ils se souviennent de ce que disoit la gentile poetrice
Corinne : Tri /e'-sI 5el o-cipeiv, àXXi u.r, ô).(i> Tôi 6'j),s/.w ^ .
{De la Précellence du langage framois, édif. de 1579, p. 121 ; cf. l'édit. de !.. Feugère, p. 136.)
2. Du desordre et abus qui est aujourd'huy en la langue françoise =
Je fay mon compte qu'on m'accorde ce principe (comme aussi on ne doibt disputer contre ceux qui nient les principes en quelque matière que ce soit) que la langue Grecque est la roiiie ^ des langues, et que si la perfection se doibt cercher ^ en aucune, c'est en ceste-là qu'elle se trouvera. Et de là je conclu que tout ainsi que le temps passé', après que Apelles eut peinct l'image de Venus, d'autant que son tableau estoit tenu pour un parangon *° de toute beauté, celles qui luy pourtraioyent *' le mieulx, et tenoyent le plus de traits de son visage, esloyent estimées les plus belles : pareillement la langue Fi-ançoise, pour '- approcher plus près de celle qui a acquis la perfection, doibt estre estimée excellente par-dessus les autres
Mais avant qu'entrer en matière, je veulx bien advertir les lecteurs que mon intention n'est pas de parler de ce langage François bigarré et qui change tous les jours de livrée selon que la