‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 399 sur 725 · Travailla · texte numérisé non relu

Travailla

Latine, tant pour se rendre obcïssans que pour entendre ' leur bon droit ^; et à tant', empruntèrent des Romains une grande partie de leurs mots * : et trouverez ùs ^ endroits ausquels le Romain cstablit plus longuement son empire (comme en un pays de Provence et contrées circonvoisines), le langage approcher beaucoup plus deceluy de Rome ^ Ainsi s'escbangeanostre vieille Langue Gauloise en un Vulgaire Romain'' : tellement que li où nos vieux Gaulois avoient leur propre langage, que l'on appeloit Wallon*, ceux qui leur succédèrent appelèrent le langage plus moderne roman ^, parce qu'il sembloit avoir pris son origine des mots romains que l'on avoit ou adoptez ou naturalisez en ce pays avec l'ancienne grammaire Gauloise '". Vous commen-

1 . Pour comprendre et pouvoir soutenir leur droit devant les préteurs.

2. Tout ce qui précède est fort juste. C'était la politique des Romains d'imposer leur langue à tous les peuples qu'ils soumettaient; \ers la fin de l'empire, le latin se parlait en Espagne, en Gaule, en Italie (cela \asans dire), eu Rhétie, dans les deux Pannonies, dans toute la partie méridionale du bassin du Danube, et au nord de l'Afrique. Toutefois, dans les pays où régnait le grec, il ne put se substituer à cette langue. Les invasions germaniques et slaves détruisirent le latin dans les Pannonies (Autriche); les invasions arabes, en Afrique; il ne se maintint que dans la Dacie transdanubienne, où il donna naissance au roumain, dans une partie de la Rhétie (Suisse orientale et Tyrol, etc.), où il devint le ladi'i, en Italie où il devint Vitalien, en Espagne où il produisit l'espagnol et le portugais, et en Gaule où il a formé le provençal et le français,

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