‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 403 sur 725 · La farce de Patelin · texte numérisé non relu

La farce de Patelin

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Je trouvay sans y penser la Farce de Maistre Pierre Patelin, que je leu et releu avec tel contentement, que j'oppose maintenant cet eschanlillon à toutes les Comédies Grecques, Latines, et Italiennes''.

L'Autheur introduit Patelin, Advocat, Maistre passé en tromperie, une Guillemette, sa femme, qui le seconde en ce meslier, un Guillaume, Drapier, vray badaut (jedirois volontiers de Paris, mais je ferois tort àmoy-mesme) *, un Aignelet, Berger, lequel discourant son fait en lourdois ', et prenant langue de Patelin, sefaict aussi grand Maistre que luy. Patelin se voulant habiller de neuf, aux despens du Drapier, complote avecques sa femme de ce qu'il avoit à faire. De ce pas il va à la foire où, feignant de ne rccognoislre bonnement la boutique du bon Guillaume, après s'en estre asseuré, il s'abouche avecques luy, raconte l'amitié qu'il avoitporté à feu son père, les bons advis quiestoient enluy, ayant dès son vivant prédit tous les malheurs depuis advenus par la

loise comme si on la connaissait encore de son temps; dès le v" siècle la langue et la grammaire gauloises avaient disparu, si bien qu'on en est réduit aujourd'hui à des Conjectures fondées sur quelques médailles, sur quelques inscriptions et un petit nombre de mots gaulois cités liar les auteurs latins. La grammaire française n'est pas un mélange de grammaire latine et de grammaire gauloise, r.umnie les grammaires italienne, espagnole, portugaise, etc., avec lesquelles elle concorde dans ses <;rands traits, elle dérive de la grammaire du latin populaire parlé dans les diverses provinces de l'empire romain ; elle s'e.-t modifiée insensiblement par une série de changements

qu'on suit de siècle en siècle.

1. Sous-entendu liv7-e. — Sidoine Apollinaire, Lettres, III, 3.

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