‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 443 sur 725 · MERCURE · texte numérisé non relu

MERCURE

Cy demeure Pluton.

Vecy le fleuve horrible Flegeton Ardent et chault. Voy ce que je le monstre. Sur son rivaige et dedens a* maint monstre.

Maint gros serpent et mainte[s] leides bestes

Tout y est plain de si mortelle injure Que tu aurois frayeur trop merveilleuse De veoir tel ^ tourbe horrible et batailleuse Qui n'a jamais n'amour ne paix ensemble. Or passons oultre, et verrons, se ^ bon semble Au roy Minos le grand juge infernal Que je te maine en ton repos final.

{Les deux Epistr^es de l'Amant vert, à la fin du premier livre des Illuslrations, édit. de 1513.)

Le Msire des Belges est un versificateur correct et parfois élégant: il ne s'est guère montré poëte que dans sa prose ; il a créé le genre de la prose poétique. En voici un écliantillon, qui est plus ;\ sa place dans la section consacrée aux poëtes que dans celle qui est réservée aux prosateurs.

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