Vers de dix syllabes (vers mascu
de Coc à l'asne, taxer modestement les vices de ton temps et pardonner aux noms des personnes vicieuses. Tu as pour cecy Horace, qui selon Quintiliau*, lient le premier lieu entre les Satyriques. Sonne moy ces beaux Sonnelz, non moins docte que plaisante invention Italienne, conforme de nom à l'Ode, et différente d'elle seulement, pource que le Sonnet a certains vers reiglez et limitez : et TOde peut courir par toutes manières de vers librement, voire en inventer à plaisir, à l'exemple d'Horace, qui a chanté en dix-neuf sortes de vers, comme disent les Grammairiens. Pour le Sonnet donc lu as Pétrarque et quelques modernes Italiens. Chante moy d'une Musette bien resonnante, et d'une fluste bien jointe^ ces plaisantes Eclogues Rustiques à l'exemple de Theocrit et de Virgile ; Marines, à l'exemple de Sennazar Gentilhomme Neapolitain '.... Quant aux Comédies et Tragédies, si les Roys et les republiques les vouloient restituer en leur ancienne dignité, qu'ont usurpée les Farces et Moralitez*, je seroy' bien d'opinion que tu t'y employasses, et si tu le veux faire pour l'ornement de ta langue, tu sçais ou tu en doibs trouver les Archétypes.
{Ibid., livre II, ch. iv ; édit. de 1568, feuillet 24; éd. M.-Laveaux, tome I, p. 38.)
Conclusion de tout Vœuvre ^.
Or sommes nous, la grâce à Dieu ', par beaucoup de périls et de flots estranuers, rendus au port, à seureté. Nous avons echap[)é du milieu des Grecs et par les scadrons '' Romains pénétré jusques au sein de la tant désirée France. Là donques François, marchez couraigeusement vers ceste superbe cité Romaine : et des serves* dépouilles d'elle (comme vous avez fait plus d'une fois) ornez vos temples et autelz. Ne craigtiez plus ces oyes criardes, ce fier Manlie, et ce traître Camille, qui soubs
lins) ou de onze (vers féminins^ et non vers de huit svllabes (masculins) ou de neuf (féminins).