‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 496 sur 725 · Les Ruines de Rome · texte numérisé non relu

Les Ruines de Rome

Telz que Ion vid jadis les enfans de la Terre, Plantez dessus les monts pour escheller * les cieux, Combatre main à main la puissance des Dieux Et Juppiter contre eux qui ses foudres desserre :

Puis, tout soudainement renversez du tonnerre, Tumber deçà delà ces squadrons'' furieux, La terre gémissante et le Ciel glorieux D'avoir à son honneur achevé ceste guerre;

Tel encor' on a veu par dessus les humains Le front audacieux des sept costaux^ Romains Lever contre le ciel son orgueilleuse face :

Et telz ores ' on voit ces champs deshonnorez Regretter leur ruine, et les Dieux asseurez IS'e craindre plus là hault si effroyable audace.

Ny la fureur de la flamme enragée, Ny le tranchant du fer victorieux, Ny le degast du soldat furieux.

Qui tant de fois (Rome) t'a saccagée;

Ny coup sur coup ta fortune changée, Ny le ronger * des siècles envieux^.

1. Le souffle de la faveur populaire : Nimium gamifns popularibiis aui-is.

(Virgile, Enéide, VI, 816.) 1. Réputation.

3. Célèbre critique d'Alexandrie qui révisa les poëmes d'Homère.

Fiet Avislarchus.

(Horace, Art poét., vers 150.)

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