‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 538 sur 725 · Les Roses · texte numérisé non relu

Les Roses

0 nature, nous nous pleignons Que des fleurs la grâce est si brève Et qu'aussi lost que les voyons Un malheur tes dons nous enlevé.

Autant qu'un jour est long, autant L'âge des Roses a durée ; Quand leur jeunesse s'est montrée Leur vieillesse accourt à l'instant. Celle que l'étoille du jour A ce matin a veu naissante, EUe-mesme au soir de retour A veu la mesme vieillissante.

Un seul bien ces fleurettes ont, Combien qu'en peu de temps périssent, Par succès ^ elles refleurissent Et leur saison plus longue font.

Fille, vien la Rose cueillir Tandis que sa fleur est nouvelle :

Souvien-toy qu'il te faut vieillir El que lu flétriras comme elle.

{kL, ibid.; Livre des Poèmes; fol. H 6, verso.)

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