Chansonnette, en vers mesurés
Babillarde, qui toujours viens ^ Le sommeil et songe troubler Uui me fait heureux et content, Babillarde aronde ^, tais-toi.
Babillarde aronde, veux-tu Que de mes gluaux affûtés * Je te fasse choir de ton nid ?
Babillarde aronde, tais-toi.
Babillarde aronde, veux-tu Que coupant ton aile et ton bec Je te fasse pis que Terée ^?
Babillarde aronde, tais-toi.
Si ne veux *^ te taire, crois-moi, Je me vengerai de tes cris, Punissant ou toi ou les tiens.
Babillarde aronde, tais-toi.
(Poésies choisies de Baïf; éd.
quicres, Paris, 1874, p.
Becq de Fou-
1. Selou la métrique des anciens. Voir notre Tableau de la littérature au xvi« siècle, section II, cli. ii.
2. Vers trochaïqucs qui doivent se scander ainsi :"" | "' | """ | "; au troisième pied, le trochée est remplacé par un dactyle : d'ordinaire c'est le se-
cond pied.