‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 542 sur 725 · Chansonnette, en vers mesurés · texte numérisé non relu

Chansonnette, en vers mesurés

Babillarde, qui toujours viens ^ Le sommeil et songe troubler Uui me fait heureux et content, Babillarde aronde ^, tais-toi.

Babillarde aronde, veux-tu Que de mes gluaux affûtés * Je te fasse choir de ton nid ?

Babillarde aronde, tais-toi.

Babillarde aronde, veux-tu Que coupant ton aile et ton bec Je te fasse pis que Terée ^?

Babillarde aronde, tais-toi.

Si ne veux *^ te taire, crois-moi, Je me vengerai de tes cris, Punissant ou toi ou les tiens.

Babillarde aronde, tais-toi.

(Poésies choisies de Baïf; éd.

quicres, Paris, 1874, p.

Becq de Fou-

1. Selou la métrique des anciens. Voir notre Tableau de la littérature au xvi« siècle, section II, cli. ii.

2. Vers trochaïqucs qui doivent se scander ainsi :"" | "' | """ | "; au troisième pied, le trochée est remplacé par un dactyle : d'ordinaire c'est le se-

cond pied.

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