‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 544 sur 725 · La fin du déluge · texte numérisé non relu

La fin du déluge

Tandis^ la saincte Nefa sur l'eschine* azurée

Du superbe Océan navigeoit asseuree,

Bien que sans mast, sans rame, et loin, loin de tout port :

Car rÈternel estoil son Pilote et son Nord^.

Trois fois cinquante jours le gênerai naufrage

Dégasta® l'Univers; en fin d'un tel ravage

L'immortel s'esmouvant, n'eust pas sonné si tost

La retraitte des eaux que soudain flot sur flot

Elles gaignent au pié^; tous les fleuves s'abaissent.

La mer rentre en prison; les montagnes renaissent,

Les bois montrent desja leurs limonneux rameaux,

Jà la campagne croist par le descroist des eaux.

Etbriefla seule main du Dieu darde-tonnerre

1. Celui-ci s'émut de cette rivalité. Voir! dans Racine : « Sur le dos de la plaine plus haut, p. 228. liquide » [Phèdre, V, 6.)

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