‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 569 sur 725 · AmasM-e · texte numérisé non relu

AmasM-e

1 1. JLcs cheveux.

L'ÉCOLE DE RONSARD. — DERTAUT. 26o

Si les justes seront a grand'pcinc sauvez, Misérable pécheur, pour appaiser ton ire?

Que diray-je? 0 chetif ! que me faudra-t-il faire ? Je ne trouveray rien qui ne me soit coniraire, Je verray mon pcch6 s'élever contre moy'. Mon juge est juste et saint ; je suis plein d'injustice. Helas ! je suis rebelle ! et je verray mon roy, Mon roy clair et luisant *, et moy noircy de vice.

Une bruyante voix, tout par-tout espandue. Est du plus haut des cienx en la terre entendue : « 0 vous ! morts! qui gisez, nourriture des vers, Laissez les mon u mens'', reprenez la lumière Nostre grand Dieu se sied * pour juger l'univers : Accourez et oyez la sentence dernière. »

0 Seigneur, dont la main toutes choses enserre '', Père éternel de tout, qui m'a formé de terre, Qui rens par Ion pur sang nos péchez nettoyez, Et qui feras lever mon corps de pourriture, Entens mes tristes cris jusqu'au ciel envoyez, Et prens pitié de moy, qui suis ta créature.

Exauce, exauce, ô Dieu ! ma priùre enflammée ! Destourne loin de moy ta colère allumée, Fay porter mon esprit par un doux jugement Dans le sein d'Abraham, avec tous les tîdolle?, Afin que ton sainct nom je chante incessamment, Jouissant bien-heureux desclairtez éternelles.

(Œuvres chrcsiiennes : — p. 498.)

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