‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 628 sur 725 · AUTEURS DE MYSTÈRES, MORALITÉS, FARCES ET SOTIES · texte numérisé non relu

AUTEURS DE MYSTÈRES, MORALITÉS, FARCES ET SOTIES

GRINGORE

Mort en 1534.

Pierre Gringore ou Gringoire naquit, dit-on, à Caen, vers le milieu du règne de Louis XI. Sa jeunesse fut aventureuse. Il suivit d'abord en Italie les armées françaises; puis il entra dans la compagnie des Enfants snîis souci, et, après avoir joué quelque tc3mps le rôle de la Mère Sotte, il composa plusieurs pièces qui furpnt remarquées. Il alla ensuite à la coui de Lorraine où il devint héraut d'armes, et il prit part, vers I.S25, à la guerre contre les Rusfaws, paysans alsaciens qui, excités par les Anabaptistes, voulaient établir la communauté des biens et abolir le mariage. Il se dégoîita bentôt du métier des armes, et s'adonna de nouveau aux lettres. Le reste de sa vie se passa tantôt en Lorraine, tantôt à Paris; il mourut en Ib'ii.

Les œuvres de Giingore, mystères, farces, soties, moralités, poésies diverses, ont presque toutes un caractère politique : elles furent écrites sous l'inspiration de Louis XII, (jui voulait se concilier l'opinion publique dans sa lutte contre le pape Jules II.

MM. Ch. d'Héricault et A. de Montaiglon ont publié dans la Bibliotlièque ElzHvirienne un premier volume des œuvres de Gringore (1872). Le tome II, qui n'a pas encore paru, doit contenir le Mi/sière de Saint- Louis. Nous donnons des extraits de ce mystère d'après les épreuves que M. de Montaiglon a bien voulu nous communi(|uer.

Voir notre Tableau de la littérature au xvi* siècle (section III, ch. I).

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