AUTEURS DE MYSTÈRES, ETC. — TU. DE BÈZE
Sus ces( enfant par haine ou par vengeance, Mais pour parler entière obéissance A ce grand Dieu, fadeur de l'univers, Sauveur des bon-, el Juge des pervers.
Soyez tesmoins qu'Abraham le fidèle, Par la bon(é de Dieu, a la foy telle *, Que nonobslanl tonte raison humaine, Jamais de Dieu la parolle n'est vaine.
Or est-il temps, ma main, que l'esvertues, Et qu'en frappint mon seul (ils, tu me lues.
(Icy le Cousteau luy tombe des mains.)
ISAAC
Qu'est-ce que j'oy, mon père ? helas, mon père !
ABRAHAM
ISAAC
Las ! je vous obtempère.
Suis-je pas bien ^ ?
ABRAHAM
Fut-il jamais pitié ', Fut-il jamais une telle amitié ?
Fut-il jamais pilié ? A, a, je meurs, Je meurs, mon fils.
ISAAC
Osfez toutes ces pleurs, Je vous supply' : m'empescherez vous doncques D'aller à Dieu?
ABRAHAM
Helas, las ! Qui vit oncques En petit corps un esprit autant fort ? Helas, mon tils, pardonne moy la mort.
{Icij le cuide frapper.) l'ange.
Abraham, Abraham !
ABRAHAM
Mon Dieu.
l'ange.
Remets ton cousteau en son lieu :
Garde bien de ta m.iin cslencire Dessus l'enfant, n'y d'entreprendre
i. A la confiance que. [ cher) oniir recevoir le coup?