CHAPITRE PREMIER Les poètes de 1500 à
Le grammairien et imprimeur Geoffroy Tory, dans le premier livre de son Champ-Fleury ^, signale, parmi les écrivains classiques dont il donne les œuvres comme modèles de beau langage, deux auteurs de la fin du quinzième siècle : Jean Meschinot et Guillaume Crétin. « Les Lunettes des princes de Meschinot, dit-il, sont bonnes pour le doulx langage qui y est contenu. On pourroit semblablement bien user des belles chroniques de France que mon seigneur Crétin, nagueres chroniqueur du roy, a si bien faicles que Homère ne Virgile ne Dante n'eurent oncques plus d'excellence en leur style '. » A ces deux noms il faut