Avido. I i. Par laquelle aujourd'hui
REZEFE.
Crucifier, bon Dieu ! ah, je sen un glaçon Qui pénètre mes os d'une estrange frisson.
JOABR.
Puisque tes fils sont morts, pourquoy es-tu craintive ?
(A jx^rf.) Mais elle tremble encor. Il faut que je poursuyve ' A la sonder par tout. Sa race encores vit; Je lui veux augmenter la peur qui la trahit.
(A ses soldats.) Allez, allez, soudars, et que tous se despechent De fureter ^ ceux-là qui nostre bien empeschent.
REZEFE.
Allez, fouillez, cherchez ; que mourir on me face Si vous les trouvez vifs, cachez en quelque place....
JOABE.
Si sçauray-je par force où c'est qu'ils sont mussez ', Et deusse-je troubler le lieu des trcspassez *, Ores ^ je cognoitray si vous estes paijure Ou s'avec^ vos ayeux vos fils ont sépulture...
RLZEFE.
Hé, que voulez-vous faire !
JOABE.
Je veux aller ouvrir la tombe mortuaire Ou gizent vos ayeux.
REZEFE.
0 la chose cruelle !
JOABE.
Je fouilleray par tout.
REZEFE.
Dieu, ton aide j'appelle.
Helas ! ozeries-vous importuner la pais l'^t le repos des morts ? et quant ores '^ leurs fais ' Uequerroient châtiment, Dieu ne leur peut-il pas. Sans qu'on touche au corps mort, punir l'ame là-bas?
JOABE.
Sus, sus, dépêchez vous ®.