‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 666 sur 725 · Avido. I i. Par laquelle aujourd'hui · texte numérisé non relu

Avido. I i. Par laquelle aujourd'hui

REZEFE.

Crucifier, bon Dieu ! ah, je sen un glaçon Qui pénètre mes os d'une estrange frisson.

JOABR.

Puisque tes fils sont morts, pourquoy es-tu craintive ?

(A jx^rf.) Mais elle tremble encor. Il faut que je poursuyve ' A la sonder par tout. Sa race encores vit; Je lui veux augmenter la peur qui la trahit.

(A ses soldats.) Allez, allez, soudars, et que tous se despechent De fureter ^ ceux-là qui nostre bien empeschent.

REZEFE.

Allez, fouillez, cherchez ; que mourir on me face Si vous les trouvez vifs, cachez en quelque place....

JOABE.

Si sçauray-je par force où c'est qu'ils sont mussez ', Et deusse-je troubler le lieu des trcspassez *, Ores ^ je cognoitray si vous estes paijure Ou s'avec^ vos ayeux vos fils ont sépulture...

RLZEFE.

Hé, que voulez-vous faire !

JOABE.

Je veux aller ouvrir la tombe mortuaire Ou gizent vos ayeux.

REZEFE.

0 la chose cruelle !

JOABE.

Je fouilleray par tout.

REZEFE.

Dieu, ton aide j'appelle.

Helas ! ozeries-vous importuner la pais l'^t le repos des morts ? et quant ores '^ leurs fais ' Uequerroient châtiment, Dieu ne leur peut-il pas. Sans qu'on touche au corps mort, punir l'ame là-bas?

JOABE.

Sus, sus, dépêchez vous ®.

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