‹ Le seizième siècle en FranceChapitre 675 sur 725 · Voir le récit de ce crime dans le · texte numérisé non relu

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PHILIPPES

Cela ne sert de rien.

CORNEUE.

Les Dieux ne puniront si grande felonnie ?

PHILIPPES

S'ils l'ont déterminé, vous la verrez punie.

COBNELIE.

Nos prières ne vont jusqu'à leur llirone sainct ?

PHILIPPES

Les Dieux preslent l'oreille au chetif qui se plaint.

CORNELIE.

Nos suppliantes voix leurs courages * n'émeuvent ?

PHILIPPES

De nulles passions émouvoir ne se peuvent*.

CORNELIE.

Ne font justice à ceux qui la vont demandant ?

PHILIPPES

Or qu'on ne la demande^, ils nous la vont rendant.

CORNELIE.

César vit toutefois.

PHILIPPES

Le mérité supplice Ne suit incontinent après le maléfice*, Et souvent les grands Dieux gardent expressément Les hommes scelerez ^ pour noslre châtiment : Puis s'en estans servis, rendent avec usure Leguerdon^ de leur crime et de leur forfaiture.

CORNELIE.

C'est l'espoir qui nourrist mes jours infortunez : Sans cela dés long temps' ils fussent terminez. J'espère que bien tost les Dieux las de l'esclandre®. Qu'il fait journellement, broyront son corps en cendre, Si, dans Rome trop lasche, il ne se trouve aucun Qui vange d'un poignard le servage commun.

Non, je verray bien tost (Dieu m'en face la grâce) Son corps souillé de sang estendu dans la place,

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